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Richard Campbell 1956 - 2011


Fretwork, consort de violesRichard Campbell †, Asako Morikawa, Liam Byrne, Reiko Ichise, Richard Tunnicliffe, Richard Boothby
       
Depuis ses débuts à Londres en 1986, Fretwork donne des concerts et participe à des programmes radiophoniques de part le monde, réalise un grand nombre enregistrements exceptionnels, fait figure de référence dans l'interprétation du grand répertoire anglais pour consort de violes, et inspire un nouveau répertoire de musique contemporaine. En plus de ses fréquentes apparitions en Europe de l'Ouest, l'ensemble se produit en Russie, Lituanie, Japon, Australie, Nouvelle Zélande, Etats-Unis et Canada. Bien que le public de Fretwork soit familiarisé avec leurs enregistrements pour Virgin Classics d'ouvres des compositeurs majeurs anglais, leur répertoire comprend non seulement de la musique du 16e et 17e siècles flamande, française, allemande, italienne et espagnole, mais aussi de la musique contemporaine. En 2000 Fretwork signe un contrat d'exclusivité avec harmonia mundi usa.

À la suite d'une collaboration inspirée avec George Benjamin, Fretwork commande des ouvres de Michael Nyman, Simon Bainbridge et Thea Musgrave. En 1995, Fretwork collabore avec le South Bank Centre à Londres qui commande à une douzaine de compositeurs une équivalence moderne des neufs Fantasias in four parts de Purcell, de Fantasia upon One Note et des In Nomines à six et sept voix. Ce projet suscite une production riche et variée, allant du blues mélancolique d'Elvis Costello, Put away Fordidden Playthings, en passant par le sauvage et expérimental Buzz de Barry Guy, à la performance de Ben Mason avec Room Purcell. La plus fabuleuse des musiques est composée par Tan Dun avec son hypnotique A Sinking Love, le sublime In Nomine à six voix de Gavin Bryars, et Second Set of Changes de Poul Ruders. Fretwork est en mesure à présent d'offrir des programmes de musique contemporaine à cinq & six violes avec voix, d'ouvrages composés spécialement à son attention. Il enregistre les ouvres de Costello, Bryars, Ruders, Bainbridge, Sculthorpe, Dun & Guy, avec le Hexachord Fantasy à cinq voix de Alfonso Ferrabosco II, Ut Heremitas Solus de Johannes Ockeghem, Sit Fast de Christopher Tye et O Decus Ecclesiae d'Heinrich Isaac sur leur album Sit Fast, en septembre 1997.

Ses programmes se composent de 4, 5 ou 6 violes, avec parfois voix, luth, et orgue. Son répertoire s'étend des In Nomines et Fantasias de Christopher Tye, Thomas Tallis, Robert Parsons et Wiliam Byrd, en passant par la musique de danse d'Anthony Holborne et John Dowland incluant les célèbres Lachrimae, à l'ample sonorité des consorts à 6 voix avec orgue d'Orlando Gibbons et William Lawes, jusqu'aux compositions plus tar­dives du genre de Matthew Locke et Henry Purcell. En étroite collaboration avec le contre-ténor Michael Chance, Fretwork explore le répertoire des Consort Songs et avec un théorbe, des programmes contrastés avec les Fantaisies de Henry Purcell et ses Solo Songs. Fretwork se produit également avec James Bowman, Catherine Bott, Emma Kirby, Susan Bickley, Paul Agnew, John Potter, Richard Wistreich et Clare Wilkinson.

Fretwork travaille sans cesse à élargir leur répertoire autant vers le début de la Renaissance que vers la fin du Baroque. À la fin de cette année, il donne de nombreuses fois en concert l'Art de la Fugue de Bach et pass commande pour la fabrication d'un consort de violes Renaissance afin d'explorer les premières ouvres écrites pour ces instruments.

Le concept le plus fructueux des dernières années de l'ensemble réside dans ses programmes mélangeant musique ancienne et musique contemporaine et l'on peut dire à présent que la plupart des concerts de Fretwork comprennent de la musique contemporaine.

En automne 2000, Fretwork débute une collaboration créative avec l'innovante compagnie de danse française Castafiore. Dans un travail commun avec le directeur artistique Karl Biscuit, Fretwork contribue à la création du spectacle musical, mimé & théâtral Récits des tribus Omega interprété avec succès à Mulhouse, Châteauvallon, Annecy, Paris, Niort, Grenoble, Lyon, et Noisy le Grand. Au cours de la saison 2001-2002 , il est repris à Cannes, Caen, Martigues, Metz, Maubeuge, Orléans, St Etienne, Sète et Clermont Ferrand. Plus récemment, Fretwork s'est produit en tournée en Irlande et Irlande du Nord, aux Etats-Unis, au Japon et au Canada.

En France Fretwork s'est produit en concert aux Festivals de Ribeauvillé, St Michel en Thiérache, Eclats de Voix à Auch, Abbaye de Lessay, Lanvellec, au Festival des Cathédrales en Picardie, au Printemps des Arts de Monaco, Maguelone, Périgord Noir, Saintes, Classique au Vert au Parc Floral de Paris, ainsi qu'au Théâtre des Abbesses et à la Cité de la musique à Paris. Dernièrement, l'ensemble se produit à la Salle Poirel de Nancy, Strasbourg, Verdun, au Théâtre St Louis de Pau, dans la saison de Radio France au 104 à Paris et au Midsummer Festival du Château d'Hardelot. En automne 2011 il joue au Festival d'Île de France et à Musiques d'Automne, Pays de St Bonet le Château.

Juin 2011

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Revues de presseUn certain nombre de compositeurs ont été inspirés par la renaissance de la musique ancienne et parmi eux George Benjamin dont l'intérêt aété éveillé par le consort de violes Fretwork. Ce n'est pas étonnant, car leur jeu est une révélation... Grâce aux techniques modernes - pizzicato, harmoniques et vibrato - Benjamin crée un monde sonore fascinant dans une oeuvre aussi tendue dans sa facture, fantaisiste et riche en invention que les pièces élisabéthaines pour le consort. THE INDEPENDENT

... il est peu de récitals où Bull, Byrd, Gibbons et consorts... résonnent comme d'authentiques individualités musicales. L'ensemble Fretwork ne joue d'autre part jamais la carte de l'extériorité pour y parvenir et séduit par la finesse de son jeu, attentif à maintenir la lisibilité polyphonique aussi bien que la musicalité inhérente à chaque partie. On reste en particulier longtemps sous le charme des imperceptibles changements d'atmosphère qu'impliquent les pièces abstraites (magnifique In Nomine de Ferrabosco), sans doute les meilleurs atouts de ce récital haut de gamme. DIAPASON

Les nuances subtiles des sonorités exposées avec tant d'habilité dans le reste du programme, ont été exploitées par Nyman dans une oeuvre pleine d'invention et d'une envergure expressive... Des échos récurseurs au minimalisme sont mis en évidence dans au moins deux des pièces pour consort de violes, celles de Pieforth et Robert Parsons, dans lesquelles, vague après vague, les sonorités ondulent à partir d'une source centrale d'inspiration sequentielle, effet rendu par Fretwork d'une manière exquise. The Times

Un programme fascinant et merveilleusement interprété... Fretwork aborde cette musique avec une virtuosité décontractée. Dans les pièces à variations, les lignes principales se déplacent sans inégalité ni difficulté d'un instrument à un autre, et dans la musique homophonique les musiciens ont atteint un son parfaitement juste et équilibré, au caractère délicieusement pimenté. The New York Times

Le jeu d'ensemble de Fretwork est superbe, leur sonorité équilibrée, libérée de ce détachement émotionnel, autrefois considéré de bon aloi tout autant que des excès d'émotionnels de la musique baroque. Michael Chance mêle étrangement bien sa voix au son des violes et l'on espère qu'ils renouvelleront leur collaboration. Gramophone

Au cours de ce concert, on pouvait apprécier, minutieusement respectés, chaque tension, chaque détente, chaque détail de phrasé, parfaitement interprétés, alors que cet ensemble de grande classe nous prodiguait son art à travers les Fantaisies et In Nomine de Purcell et dans les quatre Consort Setts de Lawes, terminant par celle, véritable merveille, en ut mineur pour six violes... les majestueuses couches successives des lignes polyphoniques de cette dernière oeuvre, plaçaient Lawes et Fretwork au plus haut de leur talent. The Times

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Programmes 2012-2013A partir de la saison 2012-2013 Fretwork est ensemble en résidence au Wigmore Hall à Londres. Dans le cadre de sa politique de commandes, le Wigmore Hall recherche des co-commanditaires pour une création du compositeur new-yorkais Nico Muhly en octobre 2012.


Wigmore Hall - 2 octobre 2012 et disponible autour de cette date :
Orlando Gibbons - 400e anniversaire de la publication de son 1er Livre de Madrigaux
Nico Muhly - Création - Fretwork & The Hilliard Ensemble

Programme :

Orlando Gibbons
The silver swan
Fantasy in 4 parts for ye great dooble bass
Nay let me weep; Ne’er let the sun & Yet if that age
In Nomine in 5 parts

Nico Muhly
Création pour 4 voix & 5 violes

p a u s e

Gibbons
In Nomine in 5 parts
What is our life?

Gavin Bryars
Cadman Requiem


Fretwork
Liam Byrne, Asako Morikawa, Reiko Ichise, Richard Tunncliffe, Richard Boothby - violes
&
The Hilliard Ensemble
David James, Rogers Covey-Crump, Steven Harrold, Gordon Jones - voix


Wigmore Hall - 20 mars 2013 et disponible autour de cette date :
'George Benjamin & Alexander Goehr'

Programme :

Alexander Goehr
Three Sonnets & Two Fantasias (2000) :
Let me not to the marriage
Fantasia 1
The Silken Tent
   
George Benjamin
Piano Figures (2004)

Goehr
Fantasia 2
Why is my verse so barren?

Benjamin
Viola, viola (1997)

p a u s e

Goehr
From Shadow of Night Op. 85 (2010)
Sur terre, en l’air Op. 64 (1997) for viola & piano

Benjamin
Upon Silence (1991)


Fretwork - violes
Susan Bickley - voix
Tabea Zimmerman & Antoine Tamestit - altos
George Benjamin - piano


Variations Goldbergs
L'enregistrement des Variations Goldberg par Fretwork (5 violes) sort chez Harmonia Mundi en septembre 2011 et des concerts de cette oeuvre sont disponible dès à présent et pendant la saison 2012-2013.


Dowland 2013
3 programmes pour célébrer le 450e anniversaire de sa naissance en 1563 avec ses Songs, Galiards, Pavans & Lachrimæ
1 - avec la mezzo-soprano Clare Wilkinson et Elizabeth Kenny ou Paul O'Dette, luth
2 - avec le contreténor Dominique Visse et Eric Bellocq, luth
2 - un programme instrumental avec Elizabeth Kenny ou Paul O'Dette, luth


'Musick's Monument'
'In Memoriam Richard Campbell'

Avant de nous quitter tragiquement, Richard Campbell, membre fondateur de Fretwork, travaillait sur un programme inspiré du traité de Thomas Mace, 'Musick's Monument : or a remenbrance of the best practical Musick, both divine and civil, that has ever been know to have been in the world', publié en 1676. Mace porte un regard sur le passé musical, en particulier sur la fin du 16e et la première moitié du 17e siècle, citant de nombreux compositeurs qu'il tient en estime, un véritable hommage à l'Âge d'Or de la musique anglaise.

Un programme de Pavans, In Nomine, Galliards, Aires, Fantasies & Consorts de Lawes, Ferrabosco, Jenkins, Ward, Lupo, White, Deering, Simpson, Coprario & Monteverdi.

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