Stéphanie d'Oustrac, mezzo-sopranoArrière petite nièce de Francis Poulenc et arrière petite nièce de Jacques de la Presle (prix de Rome de composition), Stéphanie d’Oustrac chante en cachette toute petite déjà. Mais ses années à la Maîtrise de Bretagne dirigée par Jean-Michel Noël vont bouleverser sa toute jeune vie. Attirée surtout par le théâtre, c’est en écoutant Teresa Berganza en récital qu’elle découvre l’art lyrique. 

Son baccalauréat en poche, elle quitte alors Rennes pour intégrer le Conservatoire National Supérieur de Lyon. Avant même de recevoir son premier prix, William Christie - rencontre déterminante pour sa carrière - lui offre son premier beau rôle de tragédienne à l’Académie d’Ambronay : Médée dans Thésée de Lully. Il est le premier à voir en elle ses talents de chanteuse et de comédienne en lui confiant par la suite le rôle de Psyché dans Les Métamorphoses de Psyché (Lully-Quinault / Molière-Corneille).

Indéniablement, ses débuts sont marqués par l’univers du répertoire baroque. Après William Christie, elle travaille avec des chefs réputés comme Jean Claude Malgoire, Gabriel Garrido et Hervé Niquet. En même temps, Stéphanie d’Oustrac est choisie pour incarner tour à tour des rôles de jeunes premières et de travestis appartenant pleinement au répertoire classique.

Ses qualités de diction la font rapidement remarquer et devenir une des figures incontournables du répertoire français. Ses interprétations saluées de Médée et d’Armide la mènent logiquement à Carmen : prise de rôle à l’Opéra de Lille en mai 2010 et encensée unanimement par la critique.
Dans le même temps, ses représentations de La Voix Humaine (abbaye de Royaumont, Toulouse en 2010) et de La Dame de Monte-Carlo subjuguent définitivement les amateurs de Poulenc.

Néanmoins pour Stéphanie d’Oustrac, il n’y a pas que la voix. Artiste intensément comédienne, sa personnalité généreuse et sa plastique irréprochable lui permettent d’aborder toute la panoplie des types féminins : jeune femme, fille en fleur (Zerline, Argie, Psyché, Mercedes, Callirhoé, Périchole, Belle-Hélène), amante trompée et abandonnée (Médée, Armide, Didon, Phèdre, Ottavia, Céres, Erénice, Elle), femme fatale (Carmen) et travesti (Nicklausse, Sesto, Ruggiero, Lazuli, Cherubino, Annio, Oreste, Ascagne)... 

Grâce à ces différents rôles, elle fait régulièrement de vraies rencontres avec de prestigieux metteurs en scène parmi lesquels Laurent Pelly (Belle-Hélène, La Périchole, Les Contes d'Hoffmann), Robert Carsen (Armide) , Jérome Déschamps (L'Etoile), Jean-Marie Villégier (Les Métamorphoses de Psyché), Yannis Kokkos (Giulio Cesare, Phaedra, Didon & Enée), Mariame Clément (Belle-Hélène), Vincent Vittoz (La Voix Humaine), David McVicar (Giulio Cesare), Jean-François Sivadier (Carmen), les chorégraphes Montalvo/Hervieu (Les Paladins), Christian Rizzo (La Voix Humaine)...

Aujourd’hui, sa voix et sa présence scénique incontestées séduisent les plus grands chefs tels que Marc Minkowski, John Eliot Gardiner, Myung-Whun Chung, Alan Curtis, Christopher Hogwood, Jesus Lopez-Cobos, Alain Altinoglu, René Jacobs, Fabio Biondi, Claude Schnitzler, Giuseppe Grazioli, Jean-Yves Ossonce, John Nelson, Jean-Claude Casadesus … pour ne citer qu’eux.

Invitée par de très nombreux théâtres français : Opéra National de Paris, Opéra Comique, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Elysées, Opéra Royal de Versailles, Opéras de Rennes, Nancy, Lille, Tours, Marseille, Montpellier, Caen, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Avignon... Elle est également appréciée à l’étranger : Baden-Baden, Luxembourg, Genève, Lausanne, Madrid (teatro de La Zarzuela),  Londres (Barbican), Tokyo (Bunkamura), New-York (Lincoln Center), Opéra de Shangaï.... 

Stéphanie d’Oustrac prend aussi beaucoup de plaisir à participer à des festivals : Aix-en-provence, Saint-Denis, Radio-France Montpellier... En 2009, son rôle de Sesto (Giulio Cesare) l'opéra de Glyndebourne fut un immense succès.

Artiste éclectique au talent complet, elle donne régulièrement des concerts de musique de chambre avec les ensembles Amarillis, Il Seminario Musicale, Les Paladins, La Bergamasque ou Arpeggiata. Elle se produit également en récital, principalement  depuis 1994 avec son grand ami pianiste Pascal Jourdan.

Stéphanie d’Oustrac a en outre été récompensée par plusieurs prix: Prix Bernac (1999), Radios Francophones (2000), Victoires de La Musique (2002), Gramophone Editor’s Choice pour le CD de Haydn (2010).

Parmi ses projets, citons plusieurs concerts avec Amarillis, reprise de Carmen à Caen, Cléopâtre de Berlioz avec l'Orchestre The Age of Enlightenment à Londres, spectacle Poulenc Cocteau à Besançon et au Théâtre de l’Athénée à Paris, reprise de La Belle-Hélène à Strasbourg, Mère Marie de l'Incarnation (Le Dialogue des Carmélites) à Avignon, Cybèle (Atys) à l'Opéra Comique, Sesto (La Clémence de Titus) à l'Opéra de Paris...

Pour résumer sa personnalité, on peut vraiment affirmer que Stéphanie d’Oustrac est une artiste engagée dans ses rôles à 200% qui aime donner au public tout ce qu’elle reçoit de son passionnant métier.

Août 2010

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Satirino représente Stéphanie d'Oustrac en récital uniquement. Pour des engagements d'opéra veuillez contacter Thérèse Cedelle


Revues de presse"On attendait particulièrement la première Carmen de Stéphanie d'Oustrac, .../... On a peine à croire que c'était une prise de rôle, tant son incarnation était accomplie."
Le Figaro

"La mezzo-soprano Stéphanie d'Oustrac .../... a stupéfié par la force et le rayonnement de son incarnation dans le rôle fétiche de l'héroïne de Bizet, faisant du coup pâlir le souvenir de bien de ses illustres devancières."
Le Monde

"saluons d'emblée la naissance d'une grande Carmen, avec laquelle il faudra désormais compter."
ClassiqueNews.com

"Dans la Voix Humaine, le drame est incandescent grâce à la superbe incarnation tant vocale que scénique de Stéphanie d’Oustrac. La voix est longue et semble facile se jouant des terribles difficultés semées par Poulenc. Les aigus sont admirablement projetés et rayonnent sans effort. La beauté de la voix est présente dans tous les registres. Le texte si fort de Cocteau est défendu avec passion. Le personnage est désarmant, bouleversant et agaçant à souhait. Une incarnation grandiose pour Stéphanie d’Oustrac !"
ClassiqueNews.com

"De fait, elle ne manque ni de tempérament ni de suavité trouble grâce à son mezzo séducteur et à son franc parler irrésistible: Stéphanie d'Oustrac s'impose évidemment dans un rôle parlé-chanté qui compte deux airs magistraux: l'adieu à Piquillo ("je t'adore"...), quasiment enchaîné, -à un dîner copieusement arrosé près, glissé dans l'intervalle-, avec le second tout aussi génial: "Je suis grise"...  Au royaume de la parodie et du fantasque déluré, la cantatrice sait articuler son personnage avec une gouaille subtile."
ClassiqueNews.com

"Flattés par l’environnement scénique et orchestral, ceux-ci s’épanouissent avec bonheur. En premier lieu, Stéphanie d’Oustrac endosse avec succès le costume de la Périchole. Sa voix, qui subjugue par son ampleur et sa maîtrise (du vibrato, du legato), s’allie à une présence pétulante pour former un personnage complet, formidablement attachant dans sa Lettre d’adieu du I et, plus loin, dans l’incontournable « Tu n’es pas beau, tu n’es pas riche »."
ForumOpera.com

"splendeur vocale de Stéphanie d'Oustrac au timbre pluriel, changeant et beau comme la robe d'un grand cru."
Le Monde

"la jeune mezzo française est une chanteuse estampillée Arts florissants. Un label « qualité » qui éclipse aujourd'hui, en garantie de talent artistique, de personnalité théâtrale, de culture et de distinction person­nelle, tous les prix de conservatoire et autres distinctions d'académie ou d'école d'art lyrique ! Révélée à Ambronay en 1998 par sa Médée (dans le Thésée de Lully), Armide hier, Cybèle demain (dans la reprise d'Atys, Salle Favart, en 2011), Stéphanie d'Oustrac ne s'abonne pas uniquement à la tragédie lyrique ni à la direction de William Christie. Toulouse l'a acclamée dans La Voix humaine, de Poulenc, Lille va la découvrir dans sa première Carmen, de Bizet (1). Comme le proclame le dernier lied berceur de son récital Haydn, « das leben ist ein traum », la vie est un rêve !"
Télérama.fr

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Répertoire avec Pascal Jourdan, piano

récital Cycles entiers :

Schumann : Liederkreis, op.39, Frauenliebe und leben, op.42, Marie Stuart lieder
Schoenberg : Brettl-lieder
Ravel : Chansons madécasses, Shéhérazade
Berlioz : Les nuits d’été
Poulenc : les fiançailles pour rire
Tailleferre : Six chansons françaises
Debussy : Cinq poèmes de Baudelaire, Fêtes galantes 1 et 2

Mélodies et lieder isolés

Schubert : une douzaine dont du bist die ruhe, die junge nonne, Gretchen am spinnrade
Schumann : une dizaine dont Widmung, du bist wie eine blume
C. Schumann : sept lieder
Brahms : une quinzaine dont von ewiger liebe, schwesterlein, alte liebe, sommerabend
Wolf : une Quinzaine dont des extraits des italianisches liederbuch
Liszt : quelques lieder dont die Lorelei, freudvoll und leidvol
Strauss : une dizaine dont befreit, zueignung, die nacht, morgen
Poulenc : une dizaine dont la dame de Monte-Carlo, les chemins de l’amour, à sa guitare
Chausson : la chanson perpétuelle
Duparc : une dizaine dont la vie antérieure, soupir, l’invitation au voyage

Et quelques mélodies de Mendelssohn, Mozart, Debussy, Trillat, Wagner, Gershwin, Berlioz, Granados, Rossini, Berg…


avec Aline Zylberajch, pianoforte- Haydn, Arianna a Naxos, Lieder & Canzonetta

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