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Revues de presse
 
 

Sortie juin 2009

 
Discographie Harmonia Mundi
 

Revues de presse

Le Soir de Bruxelles
Nous nous étions régalés de l'Ensemble Clément Janequin, la bande joyeuse de Dominique Visse. Ils n'ont pas leur pareil, dans l'humour et la compétence, pour rendre vie à ces oeuvres de la Renaissance.

tz, München
Cinq chanteurs d'une virtuosité à vous couper le souffle, investis d'une passion à briser les notes, d'un humour et d'un talent de comédiens étonnants.

Tiroler Tageszeitung, Innsbruck
Punk anno 1550

Gramophone
Les pièces taquines sont interprétées au maximum de leurs possibilités (avec une profusion de bouffonnerie outrée quand ils l'estiment appropriée), alors que les pièces plus sérieuses sont rendues avec toutes la simplicité, la dignité émotionnelle qu'elles réclament de toute évidence.

The Financial Times
Les effets onomatopéiques du Chant des Oyseaulx, La Chasse ainsi que ceux de La Bataille ont été interprétés avec une superbe virtuosité. Un récital délectable.

Mainichi Shinbun, Tokyo
La Chasse, donnée en bis, fut le meilleur moment du concert et il devint inévitable que la salle exulte.

Les Indispensables du disque compact, Fayard
On comprend d'ailleurs la disparition de toute concurrence - elle semble avoir rendu les armes. Les jeunes chanteurs réunis ici ont sans doute atteint la perfection. (CDs Le chant des oyseaulx, Les cris de Paris, La chasse)

The Economist
...Dominique Visse, un Français joyeusement tapageur qui dirige l'Ensemble Clément Janequin. Le grain rugueux de la voix de Mr Visse, tel celui d'un gamin des rues parisien, convient parfaitement à ses chansons de la Renaissance.

The New York Times
L'Ensemble Clément Janequin la manie (la musique française de la Renaissance) avec non seulement une couleur vocale attractive, mais également avec une justesse harmonique, une déclamation précise et un sens du style admirable. Ce serait agréable de les rencontrer à nouveau.

Early Music Magazine
L'Ensemble Clément Janequin nous offre sur ce disque une somme étonnante de musiques variées et une envergure émotionnelle remarquable... Leur interprétation est une révélation. J'avais toujours cru que les anglais détenaient le monopole des bons ensembles vocaux... L'unité de leur approche, la subtilité de leur articulation ainsi que la variété de leur couleur vocale conspirent à animer cette musique d'une manière remarquable.

Agenda FNAC, Paris
Il faut voir l'Ensemble Clément Janequin en concert: malgré la tenue irréprochable de nos six compères, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a un côté "Frère Jacques" version Renaissance dans cette affaire !

London Early Music News
Si seulement chaque pays avait son propre ensemble afin de promouvoir son répertoire national avec autant de classe que les français.

Ce concert, dédié à Lassus et Josquin, devant une salle comble et subjuguée, fut applaudi au point même de voir le public anglais se lever.

The Musical Times
Dominique Visse... est sans aucun doute la voix masculine la plus extraordinaire du monde occidental.

Kleine Zeitung, Graz
...Superévènement... Imposant : la variabilité de la force expressive des chanteurs. Fascinant : le fondu des voix dans le pianissimo éthéré.

Ensemble Clément Janequin
direction Dominique Visse
 

Créé à Paris en 1978, l'Ensemble Clément Janequin se consacre en priorité à la musique profane et sacrée de la Renaissance, de Josquin à Monteverdi. Son inimitable interprétation de la chanson parisienne du XVIe siècle a fait redécouvrir un des Âges d'Or de l'histoire de la musique française, ses enregistrements Les Cris de Paris, Le Chant des Oyseaulx, Fricassée Parisienne et La Chasse chez harmonia mundi faisant figure de référence. Accessibles à un large public, ces œuvres de Janequin, Sermisy, Bertrand, Costeley, Lassus, Le Jeune... illustrent les contrastes dont la Renaissance est si friande : le lyrisme émouvant des chansons amoureuses et l'humour truculent des chansons rustiques inspirées des contes et farces populaires, bruits de la nature, de la rue ou de la guerre - un véritable rapprochement entre l'art populaire et l'art savant.

L’Ensemble Clément Janequin donne des concerts à travers le monde pour lesquels il a souvent bénéficié du soutien de Culturesfrance. Il s’est produit, entre autres, au Concertgebouw d’Amsterdam, au Wigmore Hall de Londres, à la Cité de la musique à Paris, au Carnegie Hall à New York, au Konzerthaus à Vienne, à de nombreuses reprises au Festival d'Innsbruck, aux Festivals de Musique Ancienne de Boston et York, au Festival Styrarte à Graz, et est, en 2007, « ensemble en résidence » au ‘Laus Polyphoniae’ à Anvers, festival de référence dans le domaine de la musique ancienne. On le retrouve en tournée en Espagne, au Canada et aux États-Unis, en Belgique, et dernièrement au Festival Cervantino au Mexique. L’ensemble Clément Janequin est régulièrement invité au Japon. En décembre 2008 que l’Ensemble Clément Janequin fête ses 30 ans au Théâtre des Abbesses à Paris.

L’Ensemble Clément Janequin interprète également de la musique contemporaine et propose de nouveaux programmes allant de la Renaissance à nos jours comme au Phénix de Valencienne sur le thème des Cris ou encore au Festival Automne en Normandie avec la création de la Missa obscura de Philippe Manoury. Il prépare un programme sur le thème des animaux qui sera créé à Radio France en décembre 2010.

En 2010, l’ensemble Clément Janequin participe à un colloque sur Clément Janequin, leur compositeur éponyme, à la Bibliothèque Nationale de Paris et à Châtellerault, ville natale de Janequin. Il se produit à nouveau au Wigmore Hall à Londres et donne des concerts au festival de Tarentaise, au ‘Laus Polyphoniae’ d’Anvers, à l’Académie Francis Poulenc à Tours et au Festival d’île de France, entre autres.

Ses enregistrements de musique sacrée de la Renaissance comprennent les Messes & Motets de Claude Le Jeune, les Psaumes et Chansons de la Réforme, en commémoration du 400e anniversaire de L’Edit de Nantes et l’impressionnante Messe Et ecce terrae motus à 12 voix d’Antoine Brumel – ‘disque du mois’ pour Gramophone. Ses enregistrements dédiés à la musique profane comme Canciones y Ensaladas, Une Fête chez Rabelais, Les Plaisirs du palais et Autant en emporte le vent (Claude Lejeune) sont encensés par la critique remportant de nombreux prix français et internationaux, le premier recevant en outre, le Gramophone Award en octobre 1998. ‘L’Écrit du Cri’, programme composé autour des musiques inspirées par les crieurs de rue de la Renaissance jusqu’à l’époque contemporaine, et initié par le Phénix de Valenciennes, sort en juin 2009.

L’ensemble Clément Janequin participe à l’enregistrement ‘Fay ce que vouldras’ avec les Sacqueboutiers de Toulouse qui sort fin 2010 sur le label Flora.

Mars 2010



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Programmes profanes

'L’Hexacorde amoureux' chansons de Guillaume Costeley

'Nature ornant la dame' - Blasons et contre-blasons
Musique de la Renaissance et oeuvres contemporaines


'Les plaisirs du palais'

'Le chant des oyseaulx'

'Les cris de Paris'

'François 1er & Charles V'
Canciones espagnoles & chansons françaises du XVIe siècle


'Tout ce qui est de plus beau' - chansons de Claude Lejeune

'L'écrit du cri' - cris de la Renaissance à nos jours

'Approche de l'ombre' - Philippe Manoury 'Missa Obscura', Déplorations de la Renaissance

'L'Hexacorde amoureux'
'Soyent tes chants,Costeley, l’avant jeu gratieus'
chansons by Guillaume Costeley


ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction - Dominique Visse
6 chanteurs, orgue/épinette & luth

« L’Amour juvénile » :
Puis que la loy trespure et saincte
Allon au vert boccage
Quand le berger veid la bergère
Arreste un peu mon cœur (dialogue de l’homme à son cœur)

Fantaisie Épinette
J’ayme trop mieux souffrir [Luth& orgue]

« L’Amour courtoys » :
Mignone allon voir si la Roze
Puis que ce beau mois
Je t’aime, ma belle, ta dance me plait (responce)
En ce beau moys, en ce temps nouvellet

Le plus grand bien qu’on sache point [Luth & épinette]

« L’Amour plaintif » :
Bouche qui n’as point de semblable
Je plains le temps de ma jeunesse folle
Fy du plaisir qui mille ennuis attire
Prise de Calais : Hardis Françoys

Sy de beauté vous estiez moins parfaite [Orgue]

« L’Amour malheureux » :
Seigneur Dieu ta pitié s’estende dessus moy
Je voy des glissantes eaux
L’an et le moys, le jour, l’heure et moment

Amour tu fais de noz cœurs [Luth]

« L’amour frivole » :
Grosse garce noire et tendre
La terre les eaux va buvant
Elle craint l’esperon

Mercy n’aura qui ne prend à mercy [Luth& Orgue]

« L’amour vollé » :
Que vaut Catin ceste fuitte frivole ?
Las je n’yray plus, je n’yray pas jouer
Pourquoy amour n’a il plus de flambeau

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'Les plaisirs du palais'
Banquet musical franco flamand en forme de palindrome

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction - Dominique Visse
5 chanteurs, luth & orgue

Loyset Compère c1445-1518
Nous sommes de l'ordre de saint Babouin

Clemens non Papa c1510-1555/6
Priere devant le repas : O souverain Pasteur

Roland de Lassus ?1530-1594
Lucescit

Tylman Susato c1510/15-1570
Maulgre moy

Clément Janequin c1485-c1558
Martin menoit son pourceau

Nicolas Gombert c1495-c1560
La chasse du lievre

Guillaume Morlaye c1510- c1558
Branles d’Ecosse & Romaine [Luth solo]

Ninot le Petit c1500
N’as tu poinct mis ton haut bonnet

Clemens non Papa
Une fillette bien goriere

Rocourt fl.1540-50
Plaindre ny vault

Clément Janequin
Du beau Tétin

Josquin Despres c1450/5-1521
Déploration sur la mort de Jehan Ockeghem

pause

Benedictus Appenzeller c1480/88 ap.1558
Musæ Jovis

Clemens non Papa
Du laid tétin

Christianus de Hollandre c1510/15-1568/9
Plaisir nay plus

Clément Janequin
Il estoit une fillette

Ninot le Petit
Mon amy m'avoit promis

Guillaume Morlaye

Prélude & Romaine [Luth solo]

Clément Janequin
La chasse du cerf

Claudin de Sermizy c1490-1562
Je ne mange point de porc

Eustache Barbion né c1556
Pour quelque paine que j’endure

Claudin de Sermizy
Hau, hau je boys

Tylman Susato
Priere apres le repas : Pere esternel

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'Les plaisirs du palais'
Banquet musical franco flamand en forme de palindrome

Boire, festoyer, boire, chasser, reboire, séduire (voire même se vautrer allègrement dans la luxure) étaient les plaisirs à l’honneur chez les seigneurs de la Renaissance. Pour autant, les gens de cour ne dédaignaient pas les plaisirs plus intellectuels tels que musique, danse, comédie et poésie et maniaient volontiers le mot d’esprit. Ce programme propose un banquet mêlant plaisirs des sens et de l’esprit, enrobés de musique et relevés d’une pointe de spiritualité que ne renierait pas un gentilhomme du XVIe siècle – un palindrome dans lequel la deuxième partie du concert est une image en reflet de la première. (Voir la disposition « Du beau Tétin » et « Du laid Tétin » ou « La chasse du lièvre » et « La chasse du cerf » pour comprendre comment s’articulent les différents morceaux du palindrome.) Et pour corser encore un peu plus la fantaisie, le jeu de miroir offre parfois des images inversées : celle du beau versus le laid ; celle du musicien tantôt auteur tantôt sujet d’un lamento sur la mort d’un compositeur. La musique et la mort sont les deux points charnières de ce palindrome. Nymphes des bois de Josquin est une déploration de la mort du compositeur Ockeghem, qui reprend à la teneur l’introït de la messe de Requiem et multiplie les allusions au style musical du compositeur défunt. Ensuite c’est au tour d’Appenzeller de citer la disparition de Josquin dans son motet en latin Musae jovis. Clemens non Papa et Janequin offrent leurs ruminations respectives sur un sujet plus terre à terre – les seins (les chansons du tétin) – objet de délectation pour Janequin, et tout le contraire pour Clemens. Quatre chansons ayant pour thème les chagrins de la vie (Maulgré moy, Plaindre ny vault, Plaisir nay plus et Pour quelque paine) sont contrebalancées par quatre chansons traitant des plaisirs de l’amour (Une fillette et Il estoit une fillette) et de ses dangers (N’as-tu poinct mis et Mon amy m’avoit promis). Fabuleuse source d’inspiration, le cochon fut de tout temps et pour quelque mystérieuse raison, sous-estimé par les compositeurs. Ce qui ne l’empêche pas de faire ici deux apparitions comiques dans des chansons en forme de conte moral. Dans Je ne mange point, de Sermizy, les manières de table indélicates du goret sont présentées comme une bonne raison de s’abstenir de manger du porc, alors que dans Martin menoit, de Janequin, Martin, en route pour le marché, est interrompu en pleine extase amoureuse lorsque le pourceau de sa compagne, pris de panique, se débat au bout de son licol attaché au pied de la belle. Les animaux de La chasse du cerf et La chasse du lièvre, ne sont guère mieux lotis, même si les chiens, prétextes à de très vivants effets sonores, ont la langue bien pendue dans le dialogue qui s’établit entre le maître et sa meute. La chasse au lièvre qui s’achève dans une taverne, autour d’un festin – sorte de fête dans la fête – est l’occasion rêvée d’introduire deux chansons à boire, Hau, hau je boys, de Sermizy, et dans un registre bachique un peu plus raffiné, le Lucescit de Lassus écrt pour moitié en latin. De tous les plaisirs de la cour, seule la danse est sous-représentée ici. Cependant il convient de préciser que les Branles d’Ecosse de Guillaume Morlaye étaient une variante régionale de la danse populaire en cercle ou à deux, et que la Romaine , en tant que séquence d’accords répétés, servait fréquemment de support à la musique dansée. Ce banquet musical est précédé et suivi d’une prière (O Souverain et Père esternel). Ces deux obsécrations constituent le point de départ et la conclusion du palindrome et, à l’instar des déplorations, sont l’occasion d’une réflexion plus grave sur les heurs et malheurs de l’existence. Mais c’est la chanson de Compère, servie en apéritif, Nous sommes de l’ordre de Saint Babouin, hymne à la bonne chère, au vin, aux femmes et à la musique, qui résume le mieux l’esprit du banquet : « du bon vin… de la salade de hareng . . . une belle fille entre les bras … et au réveil des trompettes, des bugles et des tambours d’argent. » La plupart des compositeurs présentés ici sont originaires d’une région englobant de nos jours le nord de la France et les Pays-bas, héritière de la brillante tradition musicale née au XVe siècle à la cour de Bourgogne. Si l’origine française de Morlay, Sermizy et Janequin ne fait aucun doute, celle de Ninot le Petit, dont nous ne savons pas grand-chose, reste sujette à caution. La plupart de ces artistes avaient appris la musique et gagnaient en partie leur vie en tant que musiciens de cathédrale, comme ce fut le cas de Barbion à Notre Dame de Courtrai, et Rocourt à Liège. Ils entretenaient parfois des liens très proches : Gombert a probablement été l’élève de Josquin ; Appenzeller, à la cour de Flandres, a aidé Susato (qui était comme Guillaume Morlaye à la fois instrumentiste, éditeur et compositeur) à obtenir des droits pour la reproduction de ses oeuvres ; Susato entretenait des relations commerciales avec Clemens non Papa. Mais surtout, la plupart furent employés à un moment ou à un autre par des seigneurs de sang noble ou royal et furent par conséquent des témoins privilégiés des mœurs de cour de l’époque. C’est ainsi que Josquin et Loyset Compère travaillèrent tous deux, entre autres, pour les Sforza de Milan ; Nicolas Gombert pour l’empereur Charles Quint (avant d’être envoyé aux galères pour avoir entretenu des relations ambiguës avec un enfant de chœur) ; Clemens non Papa pour l’un des plus grands généraux de Charles, le duc Philippe de Croy ; Lassus pour le Duc Albrecht V de Bavière ; et enfin Sermizy et, plus tardivement, Janequin pour les rois François Ier, figure de proue du mécénat français de la Renaissance , et son fils Henri II. On fait souvent le distinguo entre compositeurs néerlandais et français, en attribuant aux maîtres du nord une approche stylistique austère, richement ornementée à la manière d’un contrepoint ( la Déploration de Josquin en étant un exemple), et à la génération des Sermizy et Janequin un style plus frais, léger et simple, à base de mélodies parfois appelées la chanson parisienne où elles furent publiées pour la première fois. Cependant, ces œuvres essentiellement descriptives et évocatoires ne s’embarrassent pas de telles différences. Les chansons à programme reposent avant tout sur l’inventivité, la dynamique rythmique et l’interaction habile des voix, un domaine dans lequel Janequin s’est taillé de son vivant une réputation de tout premier plan, à l’égal des grands maîtres néerlandais. Jonathan Le Cocq - 7 VI 2004

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'Les cris de Paris'

La chanson parisienne

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction - Dominique Visse
5 chanteurs, luth & orgue

Anonyme
Triquedon daine
Le Heurteur
Hellas amour
Mirelaridon
Claudin de Sermizy c1490-1562
Tant que vivray
Dont vient cela
La, la maistre Pierre
Au joly boys
Aupres de vous

Pierre Attaingnant (ed 1529) [luth solo]
Prélude, Le jaulne et le blanc
       
Anonyme
Fricassée
Gentian
Je suis Robert
Pierre Sandrin c1490-c1561
Doulce mémoire
De Lafont
A ce matin
Pierre Certon died 1572
En langissant avoir secours j’attens
La la la je ne l’ose dire
De Bussy
Las il n’a nul mal qui n’a le mal d’amour
Passereau fl1509-47
Il est bel et bon

pause

Clément Janequin c1485-1558
Les cris de Paris
Il estoit une fillette
La meusniere de Vernon
La guerre

Guillaume Morlaye c1510-c1558 [luth solo]
Gaillardes - La Lucretia, La Bianca
La Pompoiane

Clément Janequin
Le chant des oylseaulx
Qu'est-ce d'amour
O mal d’aymer
La chasse

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'Les cris de Paris'
La chanson parisienne

Principale résidence de la cour itinérante du roi de France et haut lieu du mécénat, Paris était au XVIe siècle une ville phare pour les musiciens. Aussi bien y voit-on un chanteur-compositeur comme Claudin de Sermisy y faire ses débuts comme simple clerc de la Sainte Chapelle (l’église paroissiale de l’île de la Cité) tandis qu’un Clément Janequin vieillissant y achève sa carrière en qualité d’escholier à la Sorbonne. Dans ce bouillonnant creuset lettrés et musiciens unissaient leurs talents, et les chansons fleurissaient, parlant tantôt d’amour - courtois et languissant dans Hellas amour, d’un érotisme débridé dans Un jour Robin, gaillardement rustique dans Mirelaridon et La meusnière de Vernon dont le thème est le malmarié ou mari trompé – tantôt d’occupations plus ou moins débonnaires telles que la chasse, la guerre ou les cris de Paris. Ces pièces variaient grandement du point de vue stylistique, certaines privilégiant le raffinement contrapuntique de la chanson traditionnelle, d’autres se contentant de mélodies plus épurées à la « nouvelle mode », d’autres enfin optant pour la brillante virtuosité de la chanson narrative ou descriptive. Si, au fil des siècles, ces différences se sont trouvées gommées, pour un musicien de la Renaissance, en revanche, ces styles étaient aussi éloignés les uns des autres que le seraient de nos jours la musique d’avant-garde atonale et celle dite « légère » ou « de salon ».

A tort ou à raison, n’importe quelle chanson ayant vu le jour dans la capitale n’a pas droit à l’estampille de « chanson parisienne » qui demeure réservée à un style de pièce vocale bien particulier dont le célèbre Tant que vivray de Sermizy constitue l’exemple par excellence : une solide mélodie à la voix supérieure, des phrases claires enrichies de cadences, un contrepoint plutôt discret, et quelques couplets répétés – autant de caractéristiques visant à mettre en valeur la sobre élégance et la clarté du texte. C’est en grande partie à Pierre Attaingnant, libraire imprimeur parisien ayant pignon sur rue que nous devons cette classification. Son échoppe du Pont Saint Michel produisit vers la fin des années 1520 une impressionnante collection de « chansons nouvelles » - œuvres de musiciens parisiens à la mode comme Claudin de Sermizy (compositeur très en vogue à la cour dans les années 1530), Pierre Certon (Maître de chœur à la Sainte Chapelle), et Pierre Sandrin qui, jusqu’à ce qu’il parte tenter sa chance en Italie fut, à l’instar de Sermizy, rattaché à la Chapelle Royale. En 1528, Attaingnant, qui entretenait des liens privilégiés avec la cour, se vit généreusement octroyer des droits d’exclusivité par le roi. Dix ans plus tard, il sera nommé imprimeur officiel de Sa Majesté – position idéale pour satisfaire les desiderata des membres de la cour tout en faisant travailler les compositeurs parisiens en quête de gloire.

Certaines de ces chansons suscitèrent une formidable émulation et atteignirent des sommets de popularité. Tel fut le cas du premier recueil publié par Attaingnant en 1528 et qui donna lieu à de nombreuses réimpressions et remaniements. Tant que Vivray fut republié presque aussitôt – en 1529 – dans une version instrumentale, puis une autre pour luth. (Le même recueil comporte également une version remaniée de la chanson anonyme Le jaulne et blanc.) Aupres de vous, vraisemblablement de Sermizy bien qu’attribuée à Jacotin, constitue la base de Fricassée, pièce anonyme publiée en 1531. Il s’agit d’un truculent pot-pourri mêlant allégrement des vers empruntés ça et là à des chansons toutes publiées par Attaingnant au cours des quatre années antérieures (dont, notamment, Tant que vivray et Dont vient cela). Délicieux passe-temps ou abominable casse-tête, démêler les références textuelles et musicales d’un tel imbroglio était un défi que n’aurait pas manqué de relever tout vrai connaisseur de la Chanson parisienne. La mélancolique pavane Doulce mémoire, publiée en 1538, fut adaptée plusieurs dizaines de fois, et servit, entre autres, comme matériau de base à deux messes des grands contrapuntistes Orlande de Lassus et Cipriano da Rore. Le fait que le texte en ait été attribué au grand poète Clément Marot explique sans doute en partie ce fracassant succès - même s’il est plus vraisemblable qu’il ait été écrit par le roi François Ier lui-même durant sa captivité en Italie à l’issue de sa défaite à Pavie en 1525.

Non moins populaires étaient les chansons de Clément Janequin, qui firent de nombreux émules parmi les instrumentistes. Véritables feux d’artifice d’onomatopées, des œuvres comme La guerre, Le chant des oyseaulx et La chasse s’attachaient à reproduire le tintamarre de la fanfare ou les aboiements des chiens, en exploitant des motifs mélodiques brefs et répétitifs rehaussés de jeux rythmiques pleins de vie et d’inventivité. Quoi que s’apparentant à un style de Chanson parisienne très différent de Tant que vivray, ces pièces n’en demeurent pas moins typiques des œuvres figurant au catalogue du célèbre imprimeur. Dans les couplets amoureux du Chant des oyseaulx le « Sansonnet parisien » occupe une place de choix, mais on ne saurait faire plus authentiquement parisiens que Les cris de Paris. Evocation animée des métiers de rue, il y est entre autre question d’une invitation à « se rincer le gosier » dans une taverne de la « rue de la Harpe » opportunément située à deux pas de l’imprimerie d’Attaingnant, et où les compositeurs allaient vraisemblablement lever le coude lorsqu’ils rendaient visite à leur éditeur.

Si Janequin ne vint s’installer à Paris que dans les années 1540, nous savons qu’il entretenait des liens privilégiés avec la cour de France depuis bien avant cette époque et que ses œuvres furent dès le départ publiées par Attaingnant. Parmi les provinciaux qui parvinrent à se frayer un chemin jusqu’à l’illustre imprimeur en écrivant dans le nouveau style parisien, nous citerons Guillaume Le Heurteur, prêtre et chapelain de l’église Saint Martin de Tours, et Passereau, d’abord rattaché à la cathédrale de Cambrai puis à celle de Bourges, bien qu’ayant été au service de François Ier avant son accession au trône. Comme Janequin, Passereau avait fait des pièces narratives et descriptives sa spécialité, et son Il est bel et bon, avec son merveilleux concert de poules caquetantes, connut un tel succès qu’il fut, dit-on, chanté jusque dans les rues de Venise. Le Hellas amour de Le Heurteur s’apparente davantage au style parisien lyrique, bien qu’enrichi de détails contrapuntiques absents des œuvres habituellement citées comme exemples de ce type de musique. Nous ne savons que fort peu de choses concernant Gentian et De Bussy, mais il est probable qu’un musicien de moindre renommée, dès lors qu’il était parisien, avait plus de chances de se faire éditer par Attaingnant qu’un artiste de province de talent équivalent.Guillaume Morlaye séjourna selon toute vraisemblance à Paris, tout au moins jusqu’en 1560. Entre autres occupations, il exerça les métiers de luthiste, éditeur, compositeur et marchand d’esclaves. A la fin des années 1550, la maison Attaingnant étant sur le déclin, Morlaye dut faire publier ses premières œuvres chez l’imprimerie plus modeste de Michel Fezandat. Mais sa musique pour luth et guitare n’en comprend pas moins des adaptations de chansons parisiennes ainsi que des pièces comme la gaillarde – une danse très enlevée à trois temps. Les gaillardes, basées sur des mélodies italiennes, sont en partie l’œuvre du luthiste italien Pietro Paulo Borrono, et firent leur apparition dans un manuscrit qui ne fut attribué que relativement récemment à Morlaye et que ce dernier compila à une époque où son odyssée parisienne n’était déjà plus qu’un lointain souvenir.Jonathan Le Cocq, Novembre 2004

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'Le chant des oyseaulx'

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN

direction - Dominique Visse
5 chanteurs, luth & guitare

Clément Janequin (c1485-1558)
Ce moy de may
A ce joly moys de may
Bel aubepin verdissant
M’amye a eut de Dieu le don
Va Rossignol
Si le coqu en ce moys
Herbes et fleurs
Le chant de l’ alouette

Adrian Le Roy c1520-1598 [guitare solo]
Prélude (ed1552)
Grégoire Brayssing fl1547-1560 [guitare solo]
L’alouette d’après Clément Janequin (ed 1553)

Clément Janequin
Sur l’aubepin qui est en fleur
Au verd boys
Si Dieu vouloit que je fusse arondelle
Or vien ça, vien
Quelqu’un me disoit l’autre jour
Le chant des oylseaulx

pause

Claude Lejeune 1528/30-1600
Voicy du gay printemps (2 parties)
Débat la noste trill' en may   
Tu ne l'entends pas
Qu'est devenu ce bel oeil
Le chant de l'alouette (3 parties)

Adrian Le Roy [guitare solo]
Quand viendra la clarté (Arcadelt)
Grégoire Brayssing [guitare solo]
Fantaisie des grues

Claude Lejeune
L’aute joun
Le chant du Rossignol
Débat la noste trill' en may

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'Le chant des oylseaulx'

De tout temps, les poètes ont associé le printemps et les oiseaux à l’amour et à la musique. Ce parallèle allégorique repose en partie sur la métaphore de l’éveil : éveil des oiseaux dans le jour naissant, de la nature au mois de mai, des sens et de la passion dans le cœur des amants. Oiseaux, printemps, amour et musique ont en commun l’exubérance – celle du chant, symbolisée en poésie par les oiseaux, et en musique par la voix humaine imitant l’oiseau au moyen d’associations verbales métaphoriques. La Renaissance foisonne de chansons fondées sur cette association, certaines s’attachant à exploiter les possibilités descriptives ou imitatives des textes, d’autres leurs qualités intellectuelles et expressives. En France, deux compositeurs parmi les plus doués de leur génération exploitèrent au maximum chacune de ces possibilités : Clément Janequin dans la première partie du XVIe siècle et Claude Lejeune dans la seconde.
À l’instar de la plupart des musiciens de la Renaissance, Janequin était un ecclésiastique. Rattaché dans un premier temps à diverses églises de la province de Bordeaux dont il était originaire, il fut ensuite nommé à la cathédrale d’Auch puis d’Angers, avant d’aller s’établir à Paris dans les années 1540. D’abord chantre, puis vers la fin de sa vie, compositeur du roi, Janequin parvint à se tailler une solide réputation de compositeur (nous lui devons plus de deux cent cinquante chansons) bien que n’étant officiellement rattaché ni à une cathédrale ni à la cour de France. Cette renommée, durant ses années de jeunesse tout au moins, reposait pour l’essentiel sur sa capacité à composer de longues pièces narratives et descriptives comme La chasse ou Les cris de Paris, que le grand imprimeur libraire de Paris, Pierre Attaingnant, contribua à divulguer largement à la fin des années 1520.

Le chant des oyseaulx est sans conteste l’une de ses pièces les plus célèbres. Avant tout descriptive et fondée sur l’imitation syllabique, sansonnets et rossignols y rivalisent de virtuosité. Les premiers vers du texte nous offrent un large aperçu des variantes métaphoriques rattachées au chant des oiseaux et au printemps :

Réveillez vous cueurs endormis,
Le dieu d'amours vous sonne.
A ce premier jour de may
Oyseaulx feront merveilles.

Typique de la chanson descriptive, la pièce est traitée en phrases courtes et simples dont l’intérêt musical repose sur des jeux rythmiques enlevés et un enchevêtrement brillant des voix plutôt que sur le lyrisme mélodique ou le contrepoint savant. Dans la même veine, Le chant de l’alouette, à l’instar de nombreuses compositions de Janequin, inspira des arrangements pour instruments seuls comme celui pour guitare de Grégoire Brayssing.

La débordante vitalité rythmique de Janequin se retrouve également dans ses pièces plus courtes et conventionnelles. Certaines (comme Ce moy de may, A ce joli mois de may, et M’amye a eut) se concentrent sur l’exubérance – charnelle et spirituelle – du printemps.

D’autres s’en reviennent au thème des oiseaux, mais traités cette fois en métaphores poétiques et non plus en simples objets d’imitation. Ainsi, le rossignol devient le messager des amoureux dans Va Rossignol et le symbole de l’amour naissant dans Bel aubépin, tandis que l’hirondelle et le coucou nous parlent de l’infidélité dans Si Dieu et Si le coqu. Sur l’aubépin et Si Dieu vouloit puisent leur argument dans le mythe classique de Progne et Philomel, deux sœurs transformées l’une en hirondelle et l’autre en rossignol dans les Métamorphoses d’Ovide, et plus tard repris par Esope et La Fontaine. Lorsque les oiseaux se taisent, comme dans Quelqu’un me disoit, c’est la fin des amours ou même, comme dans Qu’est devenu ce bel œil de Lejeune, la fin de la vie elle-même.

Quoi que plus riche d’événements, la carrière de Claude Lejeune n’en fut pas moins hasardeuse que celle de Janequin. D’obédience protestante à une époque de fortes tensions religieuses, il connut des hauts et des bas. Tantôt au service de la famille royale, tantôt sous la protection de nobles huguenots, il dut quitter Paris en hâte pour sauver sa peau, laissant derrière lui ses manuscrits qui, sans l’intervention d’un ami et collègue catholique, auraient disparu dans les flammes.

Dans les années 1570, alors qu’il était au sommet de sa carrière, Lejeune fut l’une des figures marquantes de la très confidentielle Académie de Poésie et de Musique, fondée par le poète Jean-Antoine de Baïf ; l’équivalent français, quoi que plus guindé, des camerate (ou sociétés intellectuelles) italiennes sous l’impulsion desquelles l’opéra vit le jour à la fin du XVIe siècle. De sa fructueuse collaboration avec l’Académie, et en particulier avec de Baïf, nous est resté un recueil posthume de chansons intitulé Le Printens au nombre desquelles se trouve Voicy du gay printemps. Certaines de ces pièces à la poésie raffinée appliquent les principes de l’Académie en matière de versification et de musique mesurée à l’antique qui entendaient conjuguer les règles de la versification classique et celles de la poésie française moderne moyennant un contrôle strict de la valeur des notes. Il en résulta une forme de musique ésotérique mais néanmoins, entre les mains de Lejeune, saisissante, avec très peu de contrepoint mais à la rythmique si libre qu’elle abandonne fréquemment toute notion de battue régulière. Le Printens comporte également deux superbes hommages à Janequin, versions remaniées du Chant de l’alouette et du Chant du Rossignol, auxquelles des vers ont été rajoutés.

Une autre tentative expérimentale de l’Académie - moins bien documentée celle-là - consistait à remettre à l’honneur la théorie harmonique grecque, qui a sans doute inspiré Qu’est devenu ce bel œil, une élégie de Lejeune sur le thème de l’amour et la mort.

Moins raffinés, quoi qu’abordant les thèmes du printemps et des oiseaux, et peut-être plus authentiquement rustiques, sont les textes en patois comme celui de Débat de nostre tril’en may, également connu sous le titre de Vilagoise de Gascogne.

Tenter de reproduire la complexité de chansons imitatives dominées par le texte sur un modeste instrument comme la guitare à quatre choeurs de la Renaissance, était, à tout le moins, une entreprise audacieuse. Mais sans doute la gageure était-elle irrésistible, car nombreux furent les musiciens de tous bords à la relever. C’est ainsi que Grégoire Brayssing, un luthiste d’origine allemande résidant à Paris, jeta son dévolu sur le chant de L’alouette, tandis qu’Adrian Le Roy – imprimeur musical de son état - s’attelait plus modestement à l’arrangement pour guitare solo de Quand viendra la clarté d’Arcadelt (bien que la partition comporte les paroles et la musique, la partie pour guitare y figure à part). Pour être des œuvres instrumentale pures, les Fantaisie et Prélude qui précèdent ces arrangements n’en comportent pas moins des allusions aux oiseaux, ainsi que l’atteste la présence de la grue, dans la Fantaisie de Brayssing.

Jonathan Le Cocq, novembre 2004

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'François 1er & Charles V'
Canciones espagnoles & chansons françaises du XVIe siècle

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
5 chanteurs & luth / orgue

Mateo Flecha (1481-1553)
La Guerra (Las Ensaladas)

Enríquez de Valderrábano (fl 1540-1560) (luth)
Soneto a manera de dança
Musica para discantar sobre un punto

Juan Vasquez
(c1510-c1560)
Cavallero, queraysme dexar
Mi mal de causa es
El que sin ti bivir
Làgrimas de mi consuelo

Alonso Mudarra
(c1510-1580) (guitare)
3 fantaisies
Romanesca: guardame las vacas

Mateo Flecha

La Bomba (Las Ensaladas) Entracte

Loyset Compère
(c1445-1518)
Nous sommes de l'ordre de St Babouyn

Anonyme
Fricassée

Ninot le Petit (?1460-1502)
Mon amy m’avoit promis

Josquin Desprez (c1440-1521)
Nymphes des Boys
El grillo
Mille regretz

Luys de Narvàez
(c1500-1555) (Luth)
Cancion del emperador (Mille regrets, Josquin Despres)

Jean-Paul Paladin (c1500-1566) (Luth)
Fantaisies I, 1560

Claudin de Sermizy
(c1490-1562)
Viens tost
Je ne menge point de porc
Au joly boys
Tu disoys que j’en mourrois

Adrian Leroy
(édité 1552) (Guitare)
Tourdion
Almande le Pied de cheval
Bransle de Poictou

Clément Janequin
(c1485-1558)
La Bataille de Marignan

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'Nature ornant la dame'
Blasons et contre-blasons - Musique de la Renaissance & oeuvres contemporaines

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
5 chanteurs & luth / orgue

Blason du beau tétin,
Clément Marot / Janequin
Blason du laid tétin,
Clément Marot / Non papa
Marie vous avez la joue vermeille,
Ronsard
O beaux cheveux d'argent,
Du Bellay
Vous faites voir vos os quand vous riez,
Paul Scaron
Le front,
Maurice Scève
Le blason,
Georges Brassens
créations de
Régis Campo & Vincent Bouchot associés aux chansons qui portent un prénom féminin :
Chansons sur les poèmes de Ronsard à Marie, Cassandre, Hélène mises en musique par Bertrand, Janequin, Costeley et d'autres, et aux chansons sur Marion, Colette, Perette, tour à tour pure bergère, mignone Meusnière ou catin, douce voix de femme aimante ou caquet de femme bavarde...

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'Tout ce qui est de plus beau'
chansons de Claude Lejeune

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
7 chanteurs, luth & orgue

Je file quand on me donne
Une puce
Tout ce qui est de plus beau
Débat la noste trill' en may
Povre cœur
Autant en emporte le vent
Je ne me plain
D’un œil fardé
L’aute joun
Quand vous seriés
Je boy à toy mon compagnon
Qu'est devenu ce bel oeil
Je suis deshéritée
Tu ne l'entends pas
La guerre

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'L'écrit du cri' - cris de la Renaissance à nos jours
Programme d'un nouvel enregistrement harmonia mundi, sortie 2009

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
5 singers, piano

Claude Ledoux 1960
Cri de Blog

Alfred Roland 1797 - 1874
Le cri bagnérais
Grande cantate Mélologue, exécutée sur le champ de Bataille de Waterloo le 15 janvier 1840

Jean Servin 1530 - 1596
La fricassée des cris de Paris

Vincent Bouchot 1966
Les cris de Paris
1 - Rue Mouffetard, décembre 1987
2 - Ce qu’entend Albertine

Raymond Jouve
Le cri du cowboy Paroles de Suzanne Legay

Déransart Ed.
Les cris de la rue

Régis Campo 1968
Les cris de Marseille

Jean Georges Kastner 1810 - 1867
Les cris de Paris

Bruno Ducol 1949
Le cri Hommage à Ingrid Betancourt Texte de Dominique Dubreuil

Clément Janequin c1485 - 1558
Les cris de Paris

Vincent Scotto 1874 - 1952
Le cri du poilu

« Ainsi souvent
retournent les criards,
les uns contents,
les autres sans liards. »

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'Approche de l'ombre'
Création au Festival Automne en Normandie le 1er novembre 2008


ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction - Dominique Visse
5 chanteurs, orgue

Philippe Manoury 1952
'Missa obscura'

Paschal de l’Estocart c1540 -1891
Octonaires sur la vanité et inconstance du monde :
La glace est luisante et belle
Mondain si tu le sçais, dis-moy
Morte est la mort
Qu’est-ce du cours et de l’arret du monde
Quand je lis, quand je contemple

Josquin des Prez c1450/5-1521
Déploration sur la mort d’Ockeghem

Benedictus Appenzeller c1480/88 ap.1558
Déploration sur la mort de Josquin Despres

Jean Mouton c1459 - 1522
Déploration sur la mort de Févin

Jacobus Vaet c1529 - 1567
Déploration sur la mort de Clemens non Papa

Pierre Certon ? - 1572
Déploration sur la mort de Sermizy (Meslanges 1570 Paris)

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Programmes sacrés

Antoine Brumel - Missa 'Et ecce terrae motus'

'O Dulcis Maria'

Psaumes & chansons de la Réforme

Marie Stuart - Musique sacrée des trois Royaumes

Noël Renaissance - 'O' de l'avent

Musique sacrée de la Renaissance espagnole

Claudin de Sermziy - La Passion et la Résurrection


Antoine Brumel - Missa « Et ecce terrae motus »

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN

direction Dominique Visse
12 chanteurs, 3 cornets, 6 sacqueboutes, 3 orgues

Ecrite vers 1500, la remarquable Missa 'Et ecce terrae motus' ('Et voici qu'un tremblement de terre') à 12 voix d’Antoine Brumel (c1460- c1515) est la seule messe de la Renaissance d’une telle ampleur.

L’impression dominante sur l’ensemble de l'œuvre est celle d'un entrelac de lignes vocales sur de très longues valeurs se chevauchant en canon, flottant dans l'espace comme un faisceau de plantes rares dans un courant. L'entrelac tend à se souder périodiquement en harmonies décidément sensuelles. Les douze voix en question sont plutôt 4 groupes de trois voix ou deux groupes de six voix jouant sur des effets d'accumulations progressives ou d'allégements. On ne peut pas ne pas évoquer ici toute la profusion, l'élan et la cambrure du gothique flamboyant. Le génie de Brumel, bien qu'il fût plus jeune que Josquin, se rattache mieux à un passé encore « Ars Nova » ; il est orgueilleux, excentrique, explorateur un peu dans la ligne de L. de Vinci son contemporain.

Ce qui fascine dans cette pièce, ce sont les passages récurrents qui rappellent d'une manière frappante la musique répétitive d'aujourd'hui.

Dominique Visse a établi sa propre édition à partir d’un manuscrit de Roland de Lassus, source principale de cette oeuvre, que ce dernier avait dirigée à Munich en 1570 avec une centaine de participants.

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'O Dulcis Maria'

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN

direction - Dominique Visse
5 chanteurs & orgue

Jacobi Arcadelt - Kyrie de la Missa de Beata Virgine
Hilaire Penet - Virgo prudentissima
Josquin Despres - Gloria de la Missa de Beata Virgine
Antoine Brumel - Ave virgo gloriosa
Claudin de Sermizy - Credo de la Missa Ad placitum
Pause
Roland de Lassus
- Tota pulchra es
Nicolas Gombert - Sanctus de la Missa Quam pulchra es
Antoine Brumel - Mater patris
Pierre de la Rue - Agnus Dei de la Missa Ave Maria
Claudin de Sermizy - Salve Regina

Ce programme est composé de 5 motets à la Vierge et une messe en 5 parties, également dédiée à la Vierge, assemblée de 5 messes différentes et 5 compositeurs différents et couvrant une période qui va de de 1500 à 1550.Les deux motets de Brumel et la Gloria de Josquin furent publiés à Florence vers 1500 et les deux messes d'Arcadelt en 1557. Les autres motets viennent des éditions de 1534 et 1535 d'Attaignant. Chaque mouvement de la messe est introduite par un solo pour orgue tiré des messes pour orgue d'Attaignant's de 1531, le "Fons bonitatis" et "Cunctipotens". Il s'agit du premier recueil de messes pour orgue en tablature.Dominique Visse peut également proposer une messe complète à la Vierge (d'un seul compositeur au lieu de mouvements de plusieurs messes différentes) ou une messe d'une fête de l'église particulière, une dont la date est plus proche de la période du festival, par exemple. Il est également possible de prendre une des messes pour orgue en entier et compléter le Propre de la messe avec le "Contrapunctus" de Lyon de 1528 qui est un recueil du Propre des 13 messes festives principales de l'année.

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Psaumes & Chansons de la Réforme

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN

direction - Dominique Visse
5 chanteurs, luth & orgue

La chanson spirituelle au temps de l’Edit de Nantes

Paschal de l’Estocart ?1539- après1584
Réveillez vous chacun fidèle (Ps.XXXIII)
Benedictus Appenzeller
c1480/88-après1558
Du fond de ma pensée (PS. CXXX)
Ed. Adrien Le Roy
c1520-1598
Estans assis aux rives aquatiques (Ps. CXXXVII)
Paschal de l’Estocart

Estans assis aux rives aquatiques (Ps. CXXXVII)
Pierre Certon ?1572
O bienheureux celuy (Ps. XXXII)
Nicolas Vallet
c1583-c1642
Fantaisie sur le Pazzemezze (luth solo)
Claudin de Sermisy c1490-1562
Tant que vivray en aege florissant
Roland de Lassus
?1530-1594
La nuict froide et sombre
Quand mon mari s’en va dehors
Paschal de l’Estocart

Qu’est-ce du cours
Mondain si tu le scais, di moy
Quand le jour fils, du soleil
La glace est luisante et belle
Morte est la mort

pause

Claudin Lejeune 1528/30-1600
Chansons profanes & spirituelles au temps de l’Edit de Nantes

Le chant de l'alouette
Quelle eau, quel air
Hélas mon Dieu (psaume)
Brunelette, joliette, m’amourette
Débat la nostre trill’ en may

Nicolas Vallet
Quand on arrestera la course coutumière (luth)
(Claude Lejeune - des Octonaires de la Vanité du Monde)
Pazzemezze

Octonaires sur la vanité et inconstance du Monde :
Douzième mode (3 parties) :
Ambition, volupté
Orfevre taille moy une boule
Ce Mond’est un pelerinageTu ne l’entends pas
Qu’est devenu ce bel oeil
Une puce

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Marie Stuart - Musique sacrée des trois Royaumes

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
10 chanteurs, orgue


Robert Carver
- Missa 'Cantate Domino' : Gloria
Clément Janequin - Congregati sunt
Clément Janequin - Veu que du tout en Dieu (Ps. XI)
Clément Janequin - Mon Dieu me paist (Ps. XXIII)
Clément Janequin - Jusques à quand (Ps. XIII)
Clément Janequin - Dont vient cela (Ps. X)
Claudin de Sermizy - Resurrexi
Robert Carver - Missa 'Cantate Domino' : Credo

- pause -

Robert Carver - Missz 'Cantate Domino' : Sanctus
Thomas Tallis - 'When my sorrowful sighing slake'
David Peebles - 'Quam multi, Domine' Psalm III
Antoine Brumel - 'Ave Maria, Gratia plena'
Antoine Brumel - 'Mater Patris'
Claudin de Sermizy - 'Salve Regina'
William Byrd - 'The noble famous Queen'
William Byrd - 'In angel’s weed'
Robert Carver - Missa 'Cantate Domino' : Agnus Dei

Ce programme, une initiative de Ian McFarlane et chanté pour la première fois en 2000 à Notre Dame de Paris, à Londres et à Edimbourg, illustre les différents épisodes de la vie de Marie Stuart (1542 - 1587) en Écosse, en France et en Angleterre. Le mariage de Jacques V d’Écosse (1512-1542) avec Madeleine de Valois (fille de François Ier) en 1537, suivi de son union avec Marie de Guise (1538) après la mort tragique de Madeleine, puis les noces de Marie Stuart, enfant de ce deuxième lit, avec le dauphin François II en 1558, marquent une sorte d’apogée dans les relations amicales qui unissent les deux nations. Les mariages dynastiques des Stuart auront tous lieu à Notre-Dame de Paris. Robert Carver et David Peebles sont des compositeurs écossais en activité du temps de la période écossaise de Marie-Stuart, Janequin et Sermizy furent en activité à Paris l'époque de son mariage, et les oeuvres de Tallis et Byrd commémorent sa mort à Londres.

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Noël Renaissance - 'O' de l'avent

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
8 chanteurs, orgue positif

"O" de l'avent :
Anonyme - O Sapientia
P. Certon - O Adonay
Hotinet - O radix Jesse
A. Mornable - O clavis David
G. Le Roy - O Oriens
Manchicourt - O Thoma Didyme
Hotinet - O rex gentium
Manchicourt - O Emmanuel
Manchicourt - O virgo virginun
[Ces « O » de l’avent seront alternés à l’orgue ou aux voix avec des Noëls de la grande Bible des Noëls éditée à Lyon en 1554]

Pause

Palestrina
- Missa 'Hodie Christus natus est'

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Musique sacrée de la Renaissance espagnole

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction Dominique Visse
6 chanteurs, orgue positif

Cristobald de Morales
(c1500-1553)
Sabbato sancto, lectio I (Venise 1564, Biblioteca Vaticana)

Tomas Luis de Victoria
(1548-1611)
Tenebrae Responsories :
Iudas mercator (Ferie V in Cæna Domini ad Matutudinum in secundo nocturno, Responsorium V)
Animam meam (Ferie VI in Cæna Domini ad Matutudinum in secundo nocturno, Responsorium VI)
O vos omnes (Sabbato Sancto ad Matutudinum in secundo nocturno, Responsorium V)

Cristobald de Morales
(c 1500-1553)
Feria Sexta, Lectio prima (Venise 1564, Biblioteca Vaticana)

Tomas Luis de Victoria
(1548-1611)
Tenebrae Responsories :
Una hora (Ferie V in Cæna Domini ad Matudinum in tertio nocturno, Responsorium VIII)
Ecce quomodo (Sabato Sancto ad Matudinum in secundo nocturno, Responsorium VI)
Tenebræ facae sunt (Ferie VI in Cæna Domini ad Matudinum in secundo nocturno, Responsorium V)

Cristobald de Morales
(c 1500-1553)
Lectio III (Venise 1564, Biblioteca Vaticana)

--pause--

Cristobald de Morales
(c 1500-1553)
Missa « Mille regretz » (Sur la chanson de Josquin Despres)

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Claudin de Sermizy - La Passion et la Résurrection

ENSEMBLE CLÉMENT JANEQUIN
direction
Dominique Visse
5 chanteurs, orgue positif

Claudin de Sermizy c1490-1562 - La Passion et la Résurrection

Le Temps de la Passion - Les trois leçons des ténèbres, La Passion selon Saint Mathieu

Passion selon Saint Matthieu, Première partie :
La trahison de Judas, La scène le dernier repas

Première leçon des ténèbres pour le Samedi :
Thau. Reddes eis vicem Domine

Passion selon Saint Matthieu, Deuxième partie :
Le Mont des oliviers, Le jugement de Caïphe

Deuxième leçon des ténèbres pour le Samedi :
Ghimel. Sed et lamiæ

Passion selon Saint Matthieu, Troisième partie :
Le reniement de Saint Pierre, Le jugement de Ponce Pilate

Troisième leçon des ténèbres pour le Samedi :
Zayn. Candidiores Nazarei

Passion selon Saint Matthieu, Quatrième partie :
Le couronnement d’épines, La montée au Calvaire

Entracte

Messe pour le jour de Pâques

Introïte - Resurrexi
Kyrie - Messe Novem lectionem
Gloria - Messe Quare fremuerunt gentes
Graduel - Hæc dies quam fecit Dominus
Prose - Alleluia
Credo - Missa Ad placitum
Offertoire - Terra tremuit
Sanctus - Messe Plurium Motetorum
Agnus Dei - Messe Ab initio
Communion - Pascha nostrum immolatus

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