Kenneth Weiss est né à New York où il suit ses études à la High School of Performing Arts. Il reçoit le diplôme du Conservatoire d'Oberlin aux États-Unis, puis continue ses études de clavecin avec Gustav Leonhardt au Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam.
Entre 1990 et 1993, Kenneth Weiss travaille avec l'ensemble Les Arts Florissants en tant qu'assistant musical de William Christie et participe à un grand nombre de productions et d’enregistrements. Plus tard, il dirige le spectacle Doux Mensonges de Jiri Kylian à la tête des Arts Florissants à l’Opéra de Paris avant de devenir co-directeur avec William Christie des trois premières éditions du Jardin des Voix des Arts Florissants en 2002, 2005 et 2007.
Depuis lors, Kenneth Weiss se concentre sur le récital, la musique de chambre et la direction d’orchestre. Il donne des récitals à Nüremberg, Montpellier, Barcelone, Dijon, Genève, Anvers, la Cité de la musique à Paris, Madrid, au Festival de la Roque d’Antheron, Santader, Barcelone, Lisbonne, San Sebastian, au Festival d’Innsbruck, et à Santiago de Compostelle.
Kenneth Weiss se produit en tant que soliste avec Europa Galante, direction Fabio Biondi, ou encore avec le Collegium vocale Gent dirigé par Philippe Herreweghe et depuis 2005 se produit en récital avec Fabio Biondi - Festival d’Aix en Provence, Théâtre de la Ville…
En collaboration avec la danseuse chorégraphe Trisha Brown, Kenneth Weiss assure la direction musicale du ballet M.O. sur l'Offrande Musicale de J. S. Bach, dont la création a lieu à la Monnaie de Bruxelles, suivie d’une tournée internationale.
En décembre 2004, Kenneth Weiss assure la direction musicale d'une nouvelle production scénique de Dido & Aeneas de Purcell à l'Académie Européenne de Musique d'Aix en Provence, reprise au Festival d’Aix-en-Provence en juillet 2006. Réinvité par l’Académie d’Aix en Provence, il est à la tête du projet mis en scène autour du Combatimento de Monteverdi pour l’édition 2007 du Festival. En 2008, Kenneth Weiss dirige des reprises des productions de Dido & Aeneas et du Combatimento aux Opéras de Lille, Bordeaux et Monte Carlo. En juillet 2008 il dirige une production scénique de deux ‘Tonadillas Escenicas’, divertissements espagnols de la 2ème moitié de 18ème siècle d’Esteve et de B. de Laserna, au Festival d’Almagro, ainsi qu’une production scénique de Dido & Aeneas à Madrid avec l'ensemble espagnol Forma Antiqva.
Kenneth Weiss dirige l’Orchestre National des Pays des Loire, l’Orchestre de Rouen, l’Orchestre de l’Académie Européenne de Musique d’Aix-en-Provence en tournée en Espagne, ainsi que l’Orchestre des Pays de Savoie. Il dirige également The English Consort en France, en Espagne et en Allemagne dans un programme de concertos d’orgue de Haendel, ainsi que l'ensemble belge B'Rock dans un programme de concertos pour clavecin et pianoforte de Bach à Gand et à Bruxelles. Enfin, il dirige l'orchestre Danois Concerto Copenhagen dans une tournée de la Brockes Passion de Handel au Festival des Cathédrales en Espagne.
En 2010 Kenneth Weiss se produira en duo avec la violoniste Monica Huggett au Carnegie Hall à New York et en tournée en France avec Fabio Biondi. Il dirige Les Noces de Figaro de Mozart à la Cité de la musique à Paris et le Couronnement de Poppée de Monteverdi aux opéras de Bilbao et d’Oviedo et sera pour la première fois à la tête de l’Ensemble Orchestral de Basse Normandie. Kenneth Weiss participe au premier concert européen du Juilliard Baroque à l’Auditorium National de Madrid avec une intégrale des concertos Brandebourgeois de J. S. Bach.
En 2001 Satirino records sort le premier CD d’une série d’enregistrements de récital clavecin par Kenneth Weiss qui reçoivent de nombreux prix ; les Partitas de J. S. Bach, sonates de Scarlatti, Rameau, Opera & Ballet transcriptions, (sur deux des instruments historiques du Musée de la musique à Paris), un album comprenant le Concerto Italien, l’Ouverture à la Française et la Fantaisie et Fugue Chromatique de J. S. Bach, les ‘Essercizi per gravicembalo’ de Scarlatti coproduit avec le label de musique espagnole de la Caja Banque Madrid, Los SIGLOS de ORO, et plus récemment l’enregistrement en live des Variations Goldberg le 12 octobre 2008 lors d'un récital au Théâtre St Louis à Pau, sortie au printemps 2009.
Kenneth Weiss enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de danse de Paris et vient d’être nommé professeur de clavecin à la Juilliard School de New York.
Janvier 2010
Extraits de presse
Le Monde - 5 janvier 2002 - Renaud Machart
"Ce jeune claveciniste américain… livre une somme en attaquant à un sommet de la littérature pour clavier… Sa manière calme, sereine, souple d'aborder ces suites de danses est d'une magnifique noblesse. ["Sarabande" de la Partita n°6] Dans cette pièce maîtresse, Weiss semble improviser sans amollir la colonne vertébrale de cette élégie supérieurement écrite. On aime aussi ses allemandes au rubato accentué mais du goût le plus parfait, et son ouverture de la Partita n°4, d'une droiture impeccable."
Diapason - novembre 2001 - Jean-Luc Macia
"Kenneth Weiss est un musicien brillant, racé, inventif, à qui l’on doit entre autres d’excellentes Goldberg… (Dans les 6 Partitas) Weiss y fait montre d’un jeu délié, d’une vigueur du geste et d’un sens poétique qui forcent l’estime. … sa virtuosité débridée mais toujours domptée atteste les qualités d’un musicien-né, doté de moyens expressifs indéniables."
Le Temps - Genève - 6 octobre 2001- Julian Sykes
"C’est un Bach qui s’étire, s'épanche, ose des ralentis inattendus et explore des territoires nouveaux,… les premières (Partitas), d’une poésie rare. La 4e explose en un feu d’artifice de couleurs …, la 6 e atteint des sommets d’inspirations."
Zurban - Alain Cochard - décembre 2003
"Tirées de Dardanus, Pygmalion et des Indes Galantes, ces transcriptions pour clavecin mêlent tendresse et irrésistible vitalité. Kenneth Weiss en fait son miel avec la franchise, la finesse et l’absence d’affectation qui le distinguents. Un cadeau idéal pour les amateurs de clavecin !"
Nouvel Observateur - Jacques Drillon - octobre 2001
"Cela médite, cela rêve, mais cela est contrôlé d’une main ferme. Pouvait-on imaginer, il y a dix ans seulement, que l’on donnerait de Bach une image aussi expressive, aussi expressionniste, aussi dégagée, aussi flexible ?"
Télégramme de Brest - Dominique Cresson - octobre 2001
"… dans l'univers feutré du Petit Théâtre du Quartz, le claveciniste américain a transcendé une œuvre aux contours rigides… Ces suites pour clavier répondant aux critères du goût 'grand public', interpellent l'auditeur contemporain dans leur universalité.
Le public amateur de cette soirée ne s'est d'ailleurs pas trompé. Et la qualité du silence dans l'assistance en disant long sur le charme opéré...Kenneth Weiss… ajoute à la technicité et à la sobriété des ces grands interprêtes (Leonhardt, Gould), un raffinement, une joie et une sensualité qu'on a peu l'habitude d'associer au clavecin."