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Artistes · Ensembles · Danubiana

Radu Bitica  violon
Ferenc Vizi  piano

Pour célébrer la Saison France-Roumanie, Radu Bitica et Ferenc Vizi parcourent les rives musicales du Danube et y rejoignent leur terre natale où se mêlent influences tzigane et hongroise. Une croisière sur ce majestueux fleuve musical européen qui nous promène d’Enesco à Strauss en passant la musique traditionnelle.

Radu Bitica Dsc0631 2 Cropped Arr
Radu Bitica - Photo DR

Danubiana

d'Enesco à Strauss

Georges Enesco 1881 - 1955
Lever du soleil & Ménétrier - extraits des Impressions d'enfance, 1940

Paul Constantinescu 1909 - 1963
Danse du Dobrogea - piano solo, 1956

Diko Iliev 1898 - 1984
Dunavsko Horo

Grigoras Dinicu 1889 - 1949
L’alouette

Georges Enesco
Sonate pour violon et piano no 3, dans le caractère populaire roumain, op. 25 - 1926

Entracte

Leoš Janáček 1854 - 1928
Pour mon Olga, chant morave sur le thème du Danube, dédié à sa fille de 14 ans - et improvisation

Béla Bartók 1881 - 1944
La rive du Danube est verte à Bratislava (De Pour les enfants, 1909)

Antonín Dvořák 1841 - 1904 / Fritz Kreisler 1875 - 1962
Danse slave no 2

Johann Strauss 1825 - 1899 / Adolf Schulz-Evler 1852 - 1905
Arabesques sur le Danube bleu (piano solo)

Georges Boulanger (Ghiță Bulencea) 1893 - 1958
Sur la Mer Noire
Avant de mourir

Johannes Brahms 1833 - 1897
Deux danses hongroises 

Ferenc Vizi Photo Arthur Forjonel Cropped Arr
Ferenc Vizi - Photo Arthur Forjonel

Bleu, jaune, rouge, les trois couleurs du Danube

“…au bord du beau Danube bleu” écrit en 1839 l’autrichien Karl Isidor Beck, dernier vers d’un poème extrait de son recueil Stille Lieder. Sans doute le bleu du Danube serait tombé dans l’oubli si Johann Strauss fils ne s’était pas souvenu de ce poème quand en 1866 Johann Herbeck, le directeur de l’association de la chorale masculine viennoise, lui commande une série de valses. Ainsi naquit An der schönen blauen Donau, dans une Vienne qui se berce d’illusions et aspire à la clarté. Pourtant cela ne saute pas aux yeux, charriant tellement d’alluvions “le Danube est blond” comme l’écrit en 1988 l’écrivain italien Claudio Magris, tandis que Jules Verne avant lui déclare “célèbre fleuve, jaune et non bleu comme le chante la fameuse valse de Strauss”. C’était sans compter sur l’imagination fertile de Gérard de Villiers qui publie en 2013 Le beau Danube rouge dans lequel “On valse à Vienne, mais on tue aussi beaucoup”. Bleu, jaune, rouge, ainsi flotte le drapeau de la Roumanie, dernier pays traversé par le Danube avant qu’il ne se jette dans la mer… Noire.

Il faut dire que le Danube est bien le fleuve musical européen par excellence, celui dont le poète allemand Friedrich Hölderlin célèbre la dimension cosmique. Valses, galops, polkas, ländler, musique militaire, musique de salon, lieder, opéras et opérettes, musique sacrée, musique populaire, de rue ou d’auberge, de foire, de cabaret, ou encore savante se portent à Vienne comme à Budapest une estime aussi étonnante que réciproque, chacune nourrissant l’autre. Sur les rives de ce fleuve majestueux, il n’est pas rare de voir et d’entendre des musiciens de grands orchestres autrichiens ou hongrois interpréter des chansons traditionnelles ou du répertoire tzigane dans les restaurants populaires de Budapest. Le Danube aux multiples visages, aux multiples paysages, enfante ses propres musiques, ses propres compositeurs, ses propres musiciens.

C’est un retour aux sources que proposent Radu Bitica et Ferenc Vizi, un élan vers leur terre natale baignée par la présence spirituelle et féconde du Danube, la Roumanie de leurs racines tziganes et hongroises. Celle d'Enesco et des lautari, ces musiciens traditionnels pour la plupart tziganes et qu'il admirait au plus haut point, avant que tous deux se donnent le temps de divaguer au fil de l’eau jusqu'au cœur de Vienne.

Drapeau Roumanie Arr

Radu Bitica

violon

Radu Bitica né le 1984 à Brasov en Roumanie dans une famille de musiciens. Il poursuit ses études au CNSM de Paris puis se perfectionne au Royal College of Music de Londres et au Conservatoire de Rotterdam, tout en suivant les classes de maîtres d’Ida Haendel, Vadim Repin et Ivry Gitlis. Radu Bitica reçoit le David Weller Grant et le Frederick Johnston Award du Royal College of Music et le soutien de la Ratiu Family Charitable Foundation à London. Il est également lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire.

Depuis Radu Bitica est invité par de nombreux orchestres comme le London Philharmonic Orchestra, l’Orchestre d’Auvergne ou encore l’Orchestre Symphonique de Bretagne. En 2010, alors lauréat jeune talent du Festival du Clos Vougeot, il se produit avec les musiciens du Metropolitan Opera Orchestra de New York et impressionne par sa présence et son immense aura musicale. Il est également invité en récital dans la série jeunes virtuoses du festival de Menton, aux Musicales de Bagatelle à Paris et à l’Arsenal de Metz.

En tant que chambriste, il participe au festival Nuits Classiques de musique de chambre au Palais de Béhague à Paris au côté de Gordan Nikolic, en partenariat avec l’Institut culturel Roumain et la Fondation Polignac. Aux Pays-Bas, il interprète le Kammerkonzert d’Alban Berg au prestigieux Doelen de Rotterdam ainsi que son Concerto à la mémoire d’un ange au Zeeuwse Concertzaal, Middelbourg. Avec les London Schubert Players, il joue en concert et enregistre La Truite avec David Cohen, violoncelle solo du Philharmonia Orchestra de London, et le violoniste Yuri Zislin.

Radu Bitica est invité au festival organisé pour le centenaire d’Elliott Carter par le Royal College of Music à Londres, et participe à la commémoration des 50 ans de la mort de Georges Enesco, retransmis par la télévision roumaine.

Ferenc Vizi

piano

La biographie de Ferenc Vizi est visible sur sa page sur notre site via ce lien.

Le Défilé De Kazan Danube Les Portes De Fer © Emmanuel Ruben Sq
photo DR