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Satirino records · Bach - Goldberg Variations

Variations Goldberg

Kenneth Weiss, clavecin

Satirino records SR 091

Enregistré en concert le 12 octobre 2008 au Théâtre St Louis, Pau, dans le cadre de la Saison de Musique de Chambre de l'Orchestre de Pau Pays de Béarn, Fayçal Karoui & Frédéric Morando
Logo Pau
Clavecin
Copie d’un clavecin français anonyme de la fin du 17e siècle fabriquée par Philippe Humeau à Barbaste en 1977, ravalée en 2006

Accord
Philippe Humeau

Sound engineer, producer, editing, mastering

Jiri Heger

Design
le monde est petit

Images
© Arthur Forjonel

Remerciements
Frédéric Morando & la Ville de Pau, Jiri Heger, Philippe Humeau, Arthur Forjonel & Supercloclo

Revues de presse 

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L'aventurier du clavecin - Kenneth Weiss vêt de luxuriance les initiatiques 'Variations Goldberg'

Telerama 4 F
'Kenneth Weiss armorie la musique de Bach d'ornements vocaux - mordants, coulés, tremblements - d'une profusion amazonienne. Etoffant le chant sans l'etouffer, ce lyrisme triomphant hisse cette nouvelle version en tête de la discographie récente des Variations Goldberg.' Gilles Macassar - Télérama, 16 mai 2009

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Kenneth Weiss interprète Jean Sébastien Bach

'Si je vous recommande aujourd’hui, au début de l’été, ce disque solaire, c’est parce qu’il transfigure un beau paysage et nous oblige à le redécouvrir.'
Mathias Heizmann - arte.tv, 7 juillet 2009

Texte de présentation

par Augustin Le Coutour
Deutsche Übersetzung hier

Aria avec quelques variations pour clavecin à deux claviers, dit « Variations Goldberg », BWV 988.

La quatrième partie de la Klavierübung publiée en 1742 et connue sous le nom de Variations Goldberg est, à l’instar de l’Art de la fugue ou des deux volumes du Clavier bien tempéré, une de ces œuvres vastes et cohérentes, où Bach déploie tout son esprit de système et toute l’invention dont il est capable. Intimiste, virtuose, c’est aussi une œuvre dont le niveau de conception et d’écriture n’a guère d’égal.

La légende veut que le comte von Keyserlingk, ambassadeur russe à la cour de Dresde, ait commandé à Bach des variations pour le clavier, qu’un jeune claveciniste à son service et élève de Bach, Johann Gottlieb Goldberg, jouait pendant ses insomnies, dans le salon contigu à la chambre. Mais l’anecdote est purement inventée, même si cette histoire d’insomnie dit quelque chose de juste sur les Variations, et le contexte de la composition est autrement politique. Bach se met à l’œuvre dès avant 1736, à une époque où il brigue le poste de « Compositeur de la Chapelle de la cour royale » de Dresde, que finit par lui obtenir la même année le soutien de Keyserlingk. Les Variations, offertes à Keyserlingk six ans plus tard, sont le prix d’une telle faveur et rendent d’ailleurs hommage, ici et là, au Prince-électeur : de nombreuses variations se rattachent au modèle de la suite française qu’affectionnait tant le prince et évoquent parfois le rythme et le caractère d’une polonaise – or le prince-électeur de Saxe était aussi roi de Pologne.

Le recueil présente un aria et ses trente variations. L’aria, issu du Clavierbüchlein d’Anna-Magdalena de 1725 (Bach est fidèle au principe selon lequel on ne fait rien à partir de rien), est une sorte de sarabande à la française, paisible, fort bien conduite et habilement ornée. Sa structure symétrique (deux parties avec reprises) va de la tonique (sol) à la dominante (ré) en première partie, pour revenir de la dominante à la tonique dans la seconde. Une structure en pyramide, aussi simple que puissante. C’est ce schéma harmonique tellement puissant qui constitue le noyau dur des trente variations ; il est d’ailleurs seul capable de conférer unité et cohérence à un ensemble dont chaque partie est par ailleurs très autonome. C’est donc cette construction qu’il faut entendre d’une variation à l’autre, mais il est bien inutile de chercher une parenté figurative avec l’aria ou la complication de sa mélodie : le canevas est là mais le thème demeure invisible. Les trente variations sont en suite organisées en dix fois trois pièces : chaque trio de variations comporte une variation dite « libre » (on y retrouve souvent le caractère d’une danse), puis une virtuose (souvent à deux claviers au clavecin) et enfin un canon (à l’unisson, puis à la seconde, puis à la tierce, … et ainsi jusqu’à neuf). L’ensemble est écrit à trois voix, ce qui sert à mettre en lumière la densité contrapuntique des pièces. Il est impossible ici de détailler chaque variation, qui le vaudraient pourtant bien, mais l’oreille attentive y trouvera toutes les allusions, tous les genres et tous les caractères : de l’adagio italien expressif à l’ouverture « à la française » très versaillaise, de la citation de chanson populaire au canon et au contrepoint le plus savant, et parfois l’un sur l’autre.

L’œuvre est donc aussi puissante et vaste que son principe est élémentaire. Sur un air d’une déconcertante simplicité de structure, Bach illustre la sentence de Goethe qui dit que « chaque contrainte est la promesse d’une nouvelle liberté ». Si on sait fort peu de choses de la personnalité de Jean-Sébastien Bach, notre source la plus sûre ici, sa musique elle-même, nous le dit discipliné, volontaire, empreint d’un grand esprit de système et de logique, et tout à la fois d’une incroyable liberté d’invention et d’humeur.

Enfin la musique de Bach n’est jamais vraiment profane, mais toujours d’une évidente dimension religieuse. A ce niveau de lecture, les Variations sont à la fois une méditation sur l’un et le multiple évoquant la méditation du mystère de la Trinité, une exploration de la profondeur et de la richesse cachée d’un matériau de base, comme on médite une parole de l’Ecriture, et enfin, pour reprendre l’image répandue dans la poésie baroque allemande, un voyage de l’âme sur l’océan de différentes passions, de différentes humeurs et envies, avant de revenir au port, par la paisible répétition finale de l’aria d’où l’on était parti. Aussi, puisqu’elles n’ont pas vraiment de titre, pourquoi ne pas les appeler, contre l’usage, les Méditations Goldberg ?


Bach: Goldberg-Variationen

Clavier Ubung bestehend in einer ARIA mit verschiedenen Veraenderungen vors Clavicimbal mit 2 Manualen: “Goldberg-Variationen”, BWV 988

Der vierte Teil der Clavierübung, 1742 herausgegeben und unter dem Titel Goldberg-Variationen bekannt, ist, ebenso wie die Kunst der Fuge oder die beiden Teile des Wohltemperierten Klaviers, einer jener riesigen Werke-Zyklen Bachs, die er mit seinem Sinn für Systematik und seinen geballten schöpferischen Kräften konzipierte. Nicht nur wird in diesem Werk das Intime mit Virtuosität kombiniert, sondern es befinden sich auch Konzeption und Anlage auf derart hohem Niveau, wie es nur selten erreicht wird.

Der Legende zufolge soll der russische Gesandte am Dresdener Hof, Graf von Keyserlingk, Bach damit beauftragt haben, Variationen für Cembalo zu komponieren, die Johann Gottlieb Goldberg, ein junger Cembalist, der in seinem Dienste stand und gleichzeitig ein Schüler Bachs war, in einer Kammer neben dem Schlafzimmer des Grafen spielen sollte, wenn dieser nicht schlafen konnte. Es ist unklar, wie viel Wahrheit in dieser Geschichte steckt, selbst wenn das Element der Schlaflosigkeit im Zusammenhang mit den Variationen durchaus ernstzunehmen ist. Ihre Entstehungsgeschichte hat jedoch eher politische Beweggründe. Bach hatte bereits vor 1736 mit der Arbeit an dem Werk begonnen – dies war zu einer Zeit, als er sich um die Stelle des „Hofcompositeurs“ in Dresden bemühte. Noch im selben Jahr wurde ihm der Titel mit der Hilfe seines Fürsprechers Keyserlingk zuerkannt. Die Variationen, die dem Gesandten sechs Jahre später überreicht wurden, drückten Bachs Dank aus und zollten gleichzeitig dem Kurfürsten Tribut: einer ganzen Reihe von Variationen liegt das Schema der „Französischen Suite“ zugrunde, die der Fürst besonders mochte, und in manchen wird sogar auf den Rhythmus und die Charakteristika der Polonaise angespielt – der sächsische Kurfürst war gleichzeitig König von Polen.

Das Werk besteht aus einer Aria mit dreißig Variationen. Die Aria stammt aus dem Clavierbüchlein der Anna Magdalena Bach von 1725 (Bach hält an seinem Grundsatz fest, dass nichts aus dem Nichts entsteht) und ist eine Art Sarabande im französischen Stil; ruhig, souverän geführt und kunstvoll ornamentiert. Sie ist symmetrisch angelegt, zweiteilig mit Reprise, und bewegt sich im ersten Teil von der Tonika (G-Dur) zur Dominante (D-Dur) und kehrt im zweiten Teil von der Dominante zur Tonika zurück. Diese pyramidenartige Struktur ist sowohl schlicht als auch wirkungsvoll. Die ausdrucksstarke harmonische Anlage bildet den Kern der dreißig Variationen und ist jenes Element, das in dem Zyklus, wo die einzelnen Variationen sonst unabhängig voneinander sind, für Einheitlichkeit und Zusammenhang sorgt. Diese Konstruktion ist von Variation zu Variation wahrnehmbar, obwohl es sinnlos wäre, figurative Beziehungen zu der Aria herstellen oder eine komplexe Weiterführung ihrer Melodie finden zu wollen: zwar ist die Anlage da, doch bleibt das Thema unsichtbar. Die dreißig Variationen sind in zehn Dreiergruppen angeordnet, wobei in jedem solchen Trio eine „freie“ Variation (oft mit tänzerischem Charakter), dann ein virtuoses Stück (in dem meist beide Manuale des Cembalos zum Einsatz kommen) und schließlich ein Kanon (zunächst ein Einklangskanon, dann ein Sekundkanon, dann ein Terzkanon und so weiter bis zum Nonenkanon) vorkommt. Das Werk insgesamt ist dreistimmig angelegt, was die kontrapunktische Dichte der Variationen noch unterstreicht. Es ist hier nicht möglich, auf jede Variation einzeln einzugehen, obwohl das natürlich lohnenswert wäre, doch wird der aufmerksame Hörer die diversen Anspielungen, Genres und Stimmungslagen wahrnehmen – vom ausdruckvollen italienischen Adagio zur französischen Ouvertüre im Versailler Stil und vom Thema eines Volkslieds zu einer besonders akademischen Fuge, wobei die Letzteren manchmal sogar gleichzeitig erscheinen.

Das Werk ist ebenso kraftvoll und riesig in seiner Anlage wie es schlicht von seinem Ausgangspunkt her ist – und mit dieser fast beunruhigenden strukturellen Unscheinbarkeit illustriert Bach Goethes Diktum: „In der Beschränkung zeigt sich erst der Meister / Und das Gesetz nur kann uns Freiheit geben”. Obwohl wir nur wenig über Bachs Persönlichkeit wissen, demonstriert unsere zuverlässigste Quelle – seine Musik –, dass er diszipliniert und zielstrebig gewesen sein und eine ausgeprägt systematische und logische Denkweise gehabt haben muss, doch gleichzeitig eine enorme Erfindungsgabe und innerliche Freiheit besaß.

Letztendlich ist Bachs Musik nie nur weltlich; es ist immer auch eine deutliche religiöse Dimension erkennbar. Wenn man von dieser Ebene ausgeht, so erscheinen die Variationen gleichzeitig als Meditation über das Eine und das Vielfältige, was auf die Meditation des Geheimnisses der Dreieinigkeit hindeutet, ein Erforschen der Tiefe und der versteckten Reichhaltigkeit des Ausgangsmaterials – ähnlich einer Auseinandersetzung mit Bibeltexten – und schließlich, um eine verbreitete Metapher der deutschen Barockdichtung aufzunehmen, eine Reise der Seele über den Ozean verschiedener Leidenschaften, Stimmungen und Wünsche, bevor sie wieder in den Hafen zurückkehrt, der durch die friedvolle Wiederholung der Aria dargestellt wird, die wir zu Anfang hörten. Da sie keinen richtigen Titel haben, könnten wir uns nicht von der Konvention abwenden und sie „Goldberg-Meditationen“ nennen?

Übersetzung Viola Scheffel

Record  Sr091

Télécharger sur iTunes 

1. Aria
2. Variatio 1 a 1 clav.
3. Variatio 2 a 1 clav.
4. Variatio 3 Canone all’unisono
5. Variatio 4 a 1 clav.
6. Variatio 5 a 1 ovvoro 2 clav.
7. Variatio 6 Canone alla Seconda
8. Variatio 7 a 1 ovvoro 2 clav.
9. Variatio 8 a 2 clav.
10. Variatio 9 Canone alla Terza a 1 clav.
11. Variatio 10 Fughetta a 1 clav.
12. Variatio 11 a 2 clav.
13. Variatio 12 Canone alla Quarta in moto contrario
14. Variatio 13 a 2 clav.
15. Variatio 14 a 2 clav.
16. Variatio 15 Canone a la Quinta in moto contrario a 1 clav., Andante
17. Variatio 16 Ouverture a 1 clav.
18. Variatio 17 a 2 clav.
19. Variatio 18 Canone alla Sesta a 1 clav.
20. Variatio 19 a 1 clav.
21. Variatio 20 a 2 clav.
22. Variatio 21 Canone alla Settima
23. Variatio 22 Alla breve a 1 clav.
24. Variatio 23 a 2 clav.
25. Variatio 24 Canone all’Ottava a 1 clav.
26. Variatio 25 a 2 clav.
27. Variatio 26 a 2 clav.
28. Variatio 27 Canone alla Nona
29. Variatio 28 a 2 clav.
30. Variatio 29 a 1 ovvoro 2 clav.
31. Variatio 30 Quodlibet a 1 clav.
32. Aria

Total CD 77'54