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Satirino records · Songs for Ariel

James Bowman, contretenor

Kenneth Weiss, clavecin & piano

Satirino records SR 052

En 2005, après quelques années de silence discographique, James Bowman enregistre un recueil d’oeuvres placées sous l’égide d’Ariel, petit esprit espiègle tout droit sorti de la Tempête de Shakespeare et figure allégorique de l’imagination du poète. C’est avec cette suite poétique très britannique que James Bowman nous raconte en quelque sorte l’histoire de sa fabuleuse carrière. Et c’est naturellement vers Kenneth Weiss, avec qui il partage plus de quinze années de complicité en récital, que James Bowman s’est tourné pour l’accompagner dans ce voyage musical couvrant cinq siècles de musique anglaise et dont il livre les clefs dans son propre texte de présentation et sa rencontre avec le musicologue Richard Langham Smith.

Enregistré à 
L'Abbaye de Saint-Michel en Thiérache, Aisne, France 21-23 vi 2005
Clavecin
Marc Ducornet / Chembaleros – François Ryelandt
Ottavino
Frédéric Bal
Piano
Schimmel / Piano Perlot
Enregistré par
Musica Numeris
Direction artistique
Martin Compton
Ingénieur du son
Aline Blondiau, Musica Numeris
Montage
Martin Compton
Design
le monde est petit
Images
Chalk Cliffs at Seven Sisters, East Sussex, England © Adam Woolfitt / CORBI

Revues de presse 

‘James Bowman a été l’un des très grands contre-ténors du XXème siècle. Et il l’est toujours au XXIe : à l’âge de 66 ans sa voix n’a presque pas changé : charnue, claire, dense, elle a de la tenue, une couleur unique et somptueuse…. Il s’offre le plaisir, chez le petit mais remarquable label Satirino, d’un programme britannique ‘excentrique’ accompagné au clavecin et au piano par Kenneth Weiss.'
Le Monde - Renaud Machart

"Loin d'un enregistrement rétrospective, le vibrant récital « Songs for Ariel » est la démonstration magistrale de l’inaltérable vitalité et de la beauté de la voix de Bowman."
Opera Today - Steven Plank

Liner note 

Chercher la voix : un entretien avec James Bowman

Nous nous sommes rencontrés au lendemain des attentats de juillet 2005, et il régnait un calme inhabituel dans le bar du très collet monté Athanaeum Club de Londres. « Généralement, ce coin là-bas, est plein de vicaires de paroisse somnolents » plaisante James Bowman d'entrée de jeu. Le ton de l'interview est donné : humour, humanité et modestie. James Bowman est de surcroît un bavard impénitent. Décidé à m'en tenir à la musique et rien d'autre, j'ai fait le vœu de ne pas me laisser distraire par ses réjouissantes anecdotes. Même si je ne résiste pas au plaisir d'en rapporter une qui mérite le détour. Ainsi, lors d'un passage en France où l'affiche le donnait comme « alto », il fut assailli par un groupe d'altistes. Comment entendait-il jouer Schumann, Brahms ou Hindemith ? Le lieu choisi pour l'interview, et le fait que j'avais oublié de mettre la cravate de rigueur pour entrer au club, m'ont d'emblée frappé comme étant un élément essentiel de la carrière de M. Bowman qui est à lui tout seul une institution anglaise.

Adolescent, son rêve le plus cher était de chanter avec le chœur du King's College de Cambridge – une ambition qu'il réalisera plus tard, en enregistrant entre autres le Messie, sous la direction de Willcocks. Il ne s'est jamais beaucoup éloigné de la tradition chorale anglicane, et a recommencé à chanter les dimanches, à Londres à la Chapelle Royale. « J'ai fait mes débuts comme choriste de cathédrale ; j'appartiens à la tradition littéraire et artistique anglaise » me confie-t-il, avec une pointe d'orgueil, « et j'ai beau adorer les Français, je ne pourrais pas vivre en France. » Il ne chante d'ailleurs pas de musique française, même si Debussy fait partie de ses compositeurs de prédilection.

La musique anglaise est au cœur de son répertoire – les Lute Songs, Purcell, Britten, Tippett et quelques uns de leurs prédécesseurs tenants de la tradition pastorale anglaise. Le présent enregistrement témoigne de sa passion pour la tradition vocale anglaise, et il déplore la disparition prématurée de Britten qui, s'il avait vécu plus longtemps, aurait très probablement de nouveau composé pour lui. Je lui ai demandé si Purcell lui semblait avoir mieux cerné la voix de contre-ténor que les autres compositeurs. Non, il ne le pense pas. L'important est de transposer les chansons pour qu'elles s'accordent parfaitement à votre tessiture. Nous en sommes revenus à Britten qui, plus qu'aucun autre compositeur, a fait l'effort d'explorer intimement sa voix, et composé, entre autres, spécialement pour lui le rôle d'Apollo, dans Mort à Venise.

Désireux d'aller au-delà des habituelles questions biographiques ou anecdotiques, je lui ai demandé comment il avait réussi à forger son timbre si particulier et qui se démarque de celui des autres contre-ténors et hautes-contre. Il a mué tard, m'a-t-il expliqué, ajoutant que tout s'est joué quand il était un jeune chanteur à Ely, époque où il a continué à travailler sa voix d'enfant avant même d'essayer sa voix d'adulte. Très tôt il s'est découvert un goût prononcé pour les parties d'alto des oeuvres à cinq voix de compositeurs comme Weelkes et Tomkins, et s'est spécialisé dans les parties d'alto plutôt que de soprano.

Il est diplômé d'histoire moderne du New College d'Oxford : « mention passable » précise-t-il, pince-sans-rire, mais reconnaît que la pratique musicale au sein du College ou ailleurs à Oxford, « lors de concerts tantôt merveilleux tantôt exécrables » fut une expérience inestimable. La voix de contre-ténor était encore une rareté à l'époque, même si elle commençait à faire des adeptes parmi les inconditionnels de musique ancienne : Bowman s'est trouvé au bon endroit au bon moment, et doté de l'instrument idoine, pour ne pas dire idéal. Il a fait ses premiers pas dans trois types d'ensembles très différents : d'abord avec David Munrow, dont The Early Music Consort lui a permis d'aborder un répertoire s'étalant sur trois siècles et de conquérir non seulement le public anglais mais étranger, et plus particulièrement américain. Après la mort de Munrow, le claveciniste de The Early Music Consort, Christopher Hogwood, a créé l'Academy of Ancient Music, et offert à Bowman la possibilité d'explorer le répertoire baroque pour voix seule – notamment à l'occasion d'un enregistrement du Stabat Mater de Vivaldi qui a fait date. Avant cela, Bowman avait fait ses premières armes dans le répertoire contemporain, et remporté un franc succès lors de l'audition pour le rôle d' Oberon dans le Songe d'une nuit d'été de Britten. « Ce qui m'a aidé à décrocher le rôle, c'est que j'avais pris la peine d'apprendre tout une section de l'opéra. Alors que les autres s'étaient contentés de présenter des airs d'opéra célèbres. » Parmi les autres compositeurs qui ont écrit pour lui, on relèvera Richard Rodney Bennett, Gordon Crosse, Robin Holloway, Alan Ridout, Geoffrey Burgon et Elisabeth Lutyens.

À partir de là, il a commencé à tenir des rôles d'opéra plus importants, que son instinct de « cabotin » (selon ses propres termes) allié à sa capacité « à faire du bruit » lui ont permis de mener à bien. Semele sous la direction de Mackerras à l'English National Opera fut un moment phare, de même que les rôles d'opéras de Cavalli avec Raymond Leppard. Il ne raffolait pas des professeurs de chant : à l'époque c'était un peu à la va-comme-je-te-pousse. Mais qu'en est-il de la voix elle-même ? Pourquoi, demandai-je, son timbre était-il si différent de celui d'un Scholl, d'un Esswood ou d'un haute-contre comme Dominique Visse ?

« Vous aurez certainement remarqué que j'ai une voix parlée grave. Tenez, maintenant, pendant que je vous parle, ma voix se chauffe tranquillement. Quand je place ma voix parlée bas, je crée une sorte de chambre d'écho dans laquelle ma voix d'alto peut résonner. Les chanteurs que vous venez de mentionner – tous de merveilleux artistes, soit dit en passant – ont des voix parlées qui ressemblent à leurs voix chantées. Ce qui n'est pas du tout mon cas. »

Il reconnaît avoir eu des problèmes vocaux dans les années 70. C'était peu après la disparition de Britten et de Munrow, à une époque où, de son propre aveu, il en faisait trop. C'est alors qu'il a décidé de travailler avec Barbara Alden.

Comment en est-il ressorti ? « Avec une technique beaucoup plus sûre », estime-t-il, « et une voix beaucoup plus nuancée. » Quand j'étais jeune, j'avais un timbre clair et vaillant d'enfant, mais ensuite ma voix s'est assombrie, et j'ai un peu perdu dans l'aigu. »

Il a étudié quelque temps avec Lucy Manen quand il était plus jeune, mais il a surtout glané son savoir auprès de ceux avec qui il chanté, aussi bien les chefs de chœur, que ses collègues (comme Pears dont « la générosité envers les jeunes chanteurs était immense ») ou les instrumentistes. « Personnellement, je me considère comme un instrumentiste. J'apprends beaucoup des musiciens baroques : le phrasé, les coups d'archet, et surtout le phrasé de la basse. Il y a des moments où je me sens plus proche des instrumentistes que des autres chanteurs.

Qu'adviendra-t-il quand il se retirera ? Comme la plupart des chanteurs, il jure ses grands dieux qu'il ne cherchera pas à durer plus que de raison. Une perspective peu réjouissante cependant.  « Je ne suis pas un bon professeur », médite-t-il humblement, puis s'illumine à l'idée de master class. Il aimerait mieux former des chanteurs à autre chose que son propre répertoire : Wagner, peut-être, ou Debussy ? Mais quoi qu'il en soit, vous pouvez être sûr qu'il aura toujours quelque chose à raconter.

Richard Langham Smith

Quelques mots de James Bowman  :
Toutes les pièces figurant sur cet enregistrement sont liées à des personnes, des événements ou des lieux qui ont marqué ma vie professionnelle ; elles forment un panorama musical des différentes époques de ma carrière de chanteur qui débuta dans les chœurs d'église et m'amena plus tard à l'opéra.

Dans les années 1950, le répertoire du choeur de la cathédrale d'Ely était en grande partie constitué de plain-chant. La messe du dimanche matin comportait des passages psalmodiés et l'office du soir était également célébré en plain-chant selon le calendrier liturgique. Et bien que notre rite ne soit pas Catholique, j'ai souhaité inclure le Salve Regina qui est un chef-d'oeuvre du genre.

C'est Robert Spencer, un merveilleux luthiste et professeur de mélodie anglaise aujourd'hui disparu, qui m'a initié à John Dowland. Sa connaissance de l'œuvre de Dowland était sans pareille et c'est lui qui m'a appris tout ce que je sais sur les Lute Songs. Étant lui-même chanteur, il accordait tout autant d'importance aux paroles qu'à la mélodie. Dans If my complaint could passions move Dowland déploie des trésors de mélancolie. L'accompagnement est ici joué à l' Ottavino ou spinetta ottavina, une petite épinette, un instrument très populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Purcell a toujours occupé une place de choix dans mon répertoire, comme il se doit pour un contre-ténor. Here the deities approve the God of music occupe une place à part dans ce enregistrement, car c'est la première pièce de Purcell que j'aie jamais chantée en public, en 1956, pour être précis. Le directeur musical de l'école d'Ely, Dr Arthur Wills, était un homme très éclairé, et l'organiste de la cathédrale. Pour notre concert d'été, il avait choisi l'Ode de Purcell « Welcome to all the pleasures », dont est extrait cet air. Un contre-ténor membre de l'un des chœurs de l'Université de Cambridge avait été invité pour chanter l'alto solo, et j'étais dans le choeur. Mais il se désista à la dernière minute et c'est moi qui fus choisi pour chanter à sa place. Bien que chantant encore avec ma voix d'enfant, ma tessiture de contre-ténor commençait à se faire jour et après ce concert j'ai décidé d'en faire ma spécialité.

Les autres airs de Purcell repris ici, Sweeter than roses, I attempt from love's sickness to fly et Fairest Isle, étaient tous des favoris de mon grand ami et collègue David Munrow, qui, malheureusement, nous a quitté en 1976. Il aimait Purcell et admirait Alfred Deller, et avait coutume de dire que l'interprétation d'Alfred de Sweeter than roses lui avait révélé la beauté de la musique de Purcell. Il était rare que The Early Music Consort n'inscrive pas un ou plusieurs airs de Purcell à son programme.

Handel est, bien évidemment, une autre figure centrale. Il a peu écrit pour la voix de falsetto, donnant la préférence à la tessiture de castrat. Cependant, ce type de voix ayant disparu, un champ d'expérimentation nouveau s'est ouvert pour les contre-ténors curieux d'explorer le répertoire d'Alto castrato.  Par chance, les deux voix recouvrent sensiblement le même ambitus, à savoir du sol grave au contre-ré. Quoi que légèrement trop grave pour les voix de femme, il est idéal pour les contre-ténors. Le rôle titre de Giulio Cesare en est un bon exemple. Handel a écrit un grand nombre de cantates italiennes, dont un certain nombre pour alto. Bien souvent le texte – de fades déclarations d'amour – en est insipide, mais les paroles de la cantate Ho fuggito, signées Paolo Rolli, librettiste de Handel et Bononcini, possèdent une vraie force dramatique.

L'aria Tacerò, pur che fedele est un petit joyau extrait d'Agrippine. Soutenu par une basse quasi Purcellienne, il se conclut non pas sur un ritornello mais sur un moment de réflexion, chanté par un  Ottone se débattant au cœur d'un drame turbulent. C'est une pièce de récital idéale.

J'ai fait la connaissance Edmund Rubbra quand j'étais étudiant à Oxford. C'était une personnalité très attachante. Son Hymn to the Virgin une mise en musique de textes médiévaux, fut composé à l'origine pour soprano et harpe. Le texte médiéval en a été actualisé pour le rendre compréhensible au public du XXe siècle.

Ralph Vaughan Williams n'a jamais écrit de partie solo pour contre-ténor, mais sa veuve, Ursula, m'a affirmé qu'il l'aurait fait s'il avait eu la chance de connaître la présente génération de contre-ténors. Et il en effet probable qu'un compositeur tirant son inspiration de la musique élisabéthaine aurait été sensible à un style de voix typique de cette époque. Quoi qu'il en soit, une pièce aussi simple que le Woodcutter Song, de son Opéra (ou Moralité comme il aimait à le désigner) The Pilgrims Progress est idéal pour la voix de contre-ténor. J'ai toujours aimé la musique de Vaughan Williams et je suis heureux de pouvoir la chanter.

Quant à Britten, il est la figure musicale la plus importante de mes débuts de chanteur. Après que j'aie auditionné pour lui en 1966, il a littéralement dominé ma vie pendant les dix années suivantes, jusqu'à sa mort prématurée en 1976, la même année où David Munrow nous a lui aussi quitté prématurément. J'ai chanté le rôle d' Oberon dans A Midsummer Night's Dream, un grand nombre de fois, dans dix productions différentes, dont la plus remarquable est sans doute celle de Peter Hall à Glyndebourne. Oberon est devenu une sorte d'alter ego pour moi, et je ne me suis jamais senti aussi proche d'aucun autre rôle. Je me souviens encore du bonheur que j'ai éprouvé quand j'ai chanté ce rôle pour la première fois au Royal Opera House de Covent Garden, dans les décors de John Piper lors de la création de l'œuvre.

Il m'a donc semblé parfaitement naturel d'inclure l'aria I know a bank, where the wild thyme blows, un moment de pure magie dans lequel Britten est au sommet de son art. La première fois que j'ai entendu l'arrangement fascinant de The Sally Gardens par Britten, c'était au festival d'Aldeburgh, donné en rappel par Peter Pears accompagné par Britten, en conclusion d'un récital exceptionnel. J'ai été d'emblée envoûté et je me souviens avoir demandé à Peter s'il pensait que je pourrais le chanter ; en mentor bienveillant, il m'a encouragé à l'apprendre.

Je trouve les mélodies de Peter Warlock absolument fascinantes ; elles ne sont cependant pas faciles à chanter car elles exigent beaucoup du chanteur, mais le résultat final est toujours gratifiant. Ses accompagnements impétueux et espiègles sont un régal, et sa mise en musique de The Night d'Hilaire Belloc, met admirablement en valeur la tristesse et la mélancolie du texte. J'ai découvert cette pièce alors que j'étais encore sur les bancs de l'école, et me préparais à passer un examen ; je l'ai mise de côté, la trouvant trop difficile.

Michael Tippet a toujours été une énigme pour moi ; sa musique ne m'a jamais été aussi accessible que celle de Britten, et ses lignes de chant me semblent toujours inutilement tarabiscotées. C'est un génie, indiscutablement, mais j'ai toujours eu le sentiment qu'il ne comprenait pas vraiment comment fonctionne la voix humaine. J'ai chanté sous sa direction à plusieurs reprises (je me souviens entre autres, d'une étrange représentation des Vêpres de Monteverdi – sa façon de diriger était assez peu orthodoxe, même s'il était évident qu'il se passionnait pour l'œuvre). Quoi qu'il en soit, c'est lui qui a « découvert » Alfred Deller, lors d'un concert mémorable donné à Canterbury, et l'a propulsé sous les feux des projecteurs ; et ne serait-ce que pour cela, il a toute ma reconnaissance. Après la mort d'Alfred, je suis allé dans le Wiltshire pour l'interviewer ; il a beaucoup parlé, mais ne m'a guère éclairé quant à son opinion sur Alfred.

J'ai choisi les Songs for Ariel , pour la simple raison qu'ils ont été écrits pour la voix de contre-ténor et ont été donnés pour la première fois à l'occasion d'une production de La Tempête, au célèbre théâtre londonien « The Old Vic ». Ils possèdent un attrait et une espièglerie qui les rendent immédiatement accessibles au public.

Le King David d'Herbert Howell fait partie de ces pièces que tous les chanteurs anglais connaissent et respectent, même s'ils ne les ont jamais chantées en public. C'est incontestablement son œuvre la plus célèbre, en dépit du fait que la musique d'église anglicane constitue l'essentiel de son oeuvre. En tant que chanteur d'église, j'ai chanté une grande partie de son œuvre qui comporte quelques très belles pièces, telle sa mise en musique des cantiques pour le King's College de Cambridge. Mais parfois Howells tend à être emphatique et pompeux. Mais pas dans King David cependant. L'air est un modèle de sobriété et de retenue, et comporte toutes les vertus d'une musique apaisante. Je l'ai chanté pour la première fois à l'abbaye de Westminster, à l'occasion d'une messe en honneur de Christopher Palmer.

Andrew Gant (1963 -) est le seul compositeur vivant figurant ici. Organiste titulaire, maître des chœurs, il s'inscrit dans une longue et prestigieuse tradition de maître de chapelle de sa Majesté. En tant que membre du chœur de la Chapelle Royale moi-même, je tenais à lui rendre hommage. En 2002 il a écrit pour moi un cycle de chansons intitulé 10 musicians , les musiciens en question ayant été liés d'une manière ou d'une autre à la Chapelle Royale. Epitath for Salomon Pavey s'inspire d'un poème, qui raconte la mort prématurée d'un jeune et célèbre enfant comédien, également choriste à la Chapelle Royale. Le fait que Ben Jonson en personne lui ait dédié une homélie, laisse penser qu'à l'âge de treize ans, le jeune chantre jouissait déjà d'une réputation considérable.

Record  Sr052

Télécharger sur iTunes 

1 - Anon - Salve regina
2 - John Dowland - If my complaints could passions move

3 - Henry Purcell - Sweeter than roses

4 - Henry Purcell - Here the deities approve

5 - Henry Purcell - I attempt from loves sickness to fly in vain

6 - Henry Purcell - Fairest Isle
7-8 - Georg Frideric Handel - Cantata ‘Ho fuggito amore’  
9 - Georg Frideric Handel - Aria ‘Tacero, pur che fedele’

10 - Edmund Rubbra - A Hymn to the Virgin
 
11 - Ralph Vaughan Williams - The Woodcutters Song

12 - Benjamin Britten - I know a bank

13 - Benjamin Britten - Down by the Salley Gardens

14 - Peter Warlock - The Night
15 - Michael Tippett - Songs for Ariel : Come unto these yellow sands

16 - Michael Tippett - Songs for Ariel : Full fathom five

18 - Herbert Howells - King David

19 - Andrew Gant - Epitaph for Salomon Pavey

Total CD 58’38

James Bowman Par Eric Larrayadieu
Photo Eric Larrayadieu

James Bowman   Festival D'aix En Provence 1979   Agence De Presse Bernand
Festival d'Aix en Provence 1979
Agence de Presse Bernand

James Bowman   With Janet Baker In La Calisto, Glyndebourne 1971   Photo Anthony Crickmay
avec Janet Baker dans La Calisto, Glyndebourne 1971
Photo Anthony Crickmay

James Bowman Venus In Boyce's The Secular Masque, 1971
Venus dans 'The Secular Masque' de Boyce, 1971

James Bowman   Publicity Shot 1968
Photo publicitaire, 1968

James Bowman   Oxford Graduation Photo 1963
Lauréat à Oxford, 1963

James Bowman   Chorister Ely Cathedral C1955
Enfant de choeur, Cathédrale d'Ely c1955

James Bowman   With Mother And Brother 1942
avec sa mère et son frère, 1942