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Artistes · Solistes · Ferenc Vizi · piano

3e mouvement, Rondo: Allegro non troppo, du premier concerto de Brahms avec l'Orchestre Philharmonique de Târgu Mures enregistré en concert en mai 2014. Vous pouvez regarder et écouter l'enregistrement de ce concerto dans son intégralité via ce lien.

Né en Transylvanie (Roumanie) en 1974, Ferenc Vizi débute ses études de piano dans la classe d’András Körtési dans sa ville natale de Reghin puis réjoint la classe de Gérard Frémy au CNSM de Paris. Il reçoit également les conseils de Cyril Huvé, Jacques Rouvier et de la pianiste Françoise Thinat à l’École Normale de Paris.

Ferenc Vizi se distingue dans plusieurs grands concours internationaux : Saratov en Russie, Hamamatsu au Japon, Rubinstein à Tel-Aviv, et au ARD de Munich, grâce auxquels il bénéficie de nombreux engagements en Amérique du Sud, au Japon, et dans plusieurs pays d'Europe, et d'un enregistrement du 2e concerto de Bartók avec l’orchestre de la Bayerischen Rundfunk sous la direction de Peter Rundel pour la Radio de Munich.

Depuis il se produit en tant que soliste avec des orchestres ou en récital principalement en Europe. Parmi ses partenaires de musique de chambre, on peut retenir Henri Demarquette, Raphaël Perraud, Jean-Marc Phillips-Varjabedian, Alexis Cardenas, Benoit Fromanger et Richard Galliano. Il rejoint le Trio Brancusi en 2014.

Lauréat Juventus dès 1995, Ferenc Vizi est régulièrement invité en France au Théâtre de la Ville et se produit à Radio France, au Grand Théâtre de Bordeaux, au Festival de l'Épau, Piano à Riom, Piano à Auxerre, aux Serres d’Auteuil, Piano Passion de Saint-Etienne, au Musée d’Orsay et à l’Opéra comique à Paris, au Festival de Nohant, à la Folle Journée de Nantes, Festival de la Roque d’Anthéron, Piano(s) festival Lille, Festival d'Eté de Toulouse, et dans de nombreuses Scènes Nationales et théâtres de province. En août 2011, Ferenc Vizi remporte un vif succès au Festival de la Chaise-Dieu où il interprète le Totentanz de Liszt avec l'Orchestre National d'Île de France dirigé par Yoel Levi. En novembre 2012, il interprète le 1er concerto de Tchaikovski et le concerto de Grieg avec l'Orchestre Philharmonique de Târgu-Mures (Roumanie) en tournée en France au Pin Galant de Mérignac, Palais Neptune de Toulon, au Cratère d'Alès et à la Rampe d'Échirolles.

En automne 2011, et avec l'ensemble de musique traditionnelle hongrois Cifra, Ferenc Vizi crée le programme 'Rhapsodies - Liszt et les Tziganes' à la Scène nationale de Martigues puis au festival 'Lisztomanias' de Châteauroux. Depuis ce programme est repris à l'Opéra de Dijon, au Théâtre de Cambrai et au Centre culturel des Portes de l'Essonne, à la Maison de la Culture de Bourges, au Théâtre de Narbonne, au Théâtre Anne de Bretagne à Vannes, à La Coursive à La Rochelle, à La Passerelle à St Brieuc, au Trident à Cherbourg, à Paris au Théâtre de la Ville, à La Rampe d'Échirolles, le Théâtre de Caen, Théâtre du Vésinet, aux festivals de Toulon, Périgord Noir, Voûtes Célestes en Vendée, Nouan-le-Fuzelier et 1001 Notes, et dernièrement au Perreux, au Pin Galant de Mérignac et au Cratère d'Alès.

Ferenc Vizi enregistre la Sonate opus 111 de Beethoven et la Fantaisie opus 17 de Schumann pour le label Æon, et 'Voyage' - œuvres de Schubert, Liszt, et Wagner/Liszt pour Satirino records. Au printemps 2013 sort son enregistrement de 'Rhapsodies, Liszt et les Tziganes' pour Satirino records, l'intégrale de l'oeuvre pour violoncelle et piano de Mendelssohn avec la violoncelliste Laura Buruiana chez Coviello Classics, ainsi qu'un album avec la violoniste Elsa Grether dédié à Ernest Bloch sur le label Fuga Libera. Son enregistrement des Variations Diabelli chez Anima sort en novembre 2014, puis 'Romance oubliée' avec la violoncelliste Hermine Horiot sur le label 1001 Notes début 2015.

janvier 2015

Extraits de presse

« … Il cultive pourtant ce qui est erratique, mystérieux, étrange dans cette musique si difficile. Jeu profondément ancré dans le clavier, parfois bondissant (quelle main gauche !), dont le sérieux s'anime parfois d'un caractère ludique bien dans la manière du compositeur. Vizi aime autant la fracture, l'accident, que la méditation. Il donne aux dernières variations leur insondable mélancolie, il en chante les lignes si proches de celles d'une aria belcantiste sans jamais solliciter affectivement le texte. Ferenc Vizi est une sorte de vieux sage. »
Alain Lompech - Le Monde à propos des Variations Diabelli de Beethoven en concert

« Ferenc Vizi est un des ces pianistes rares dont le toucher poétique ne tombe jamais dans la facilité. » Judith Chaine - Télérama 

« Beethovénien né, virtuose exceptionnel, Ferenc Vizi est un pianiste d'origine roumaine (né en 1974) dont on reparlera. Sans jamais solliciter le texte il relance le discours dans la Kreutzer et offre un soutien de rêve à l'archet d'Henri Demarquette dans une sonate pour violoncelle de Prokofiev à la fois lyrique et interrogative. »
Patrick Szersnovicz - Le Monde de la Musique 

« …Ce pianiste de trente ans possède quelque chose de pur et de droit qui se transmet instantanément a la musique qu’il joue. Son interprétation naturelle et sans complexes attire immédiatement l’attention. On sera sensible, surtout, à la personnalité irresistible de ce pianiste pour qui la musique semble avant tout une histoire de contact et non pas d’isolement. »
Olivier Bellamy - Le Monde de la Musique 

« ...il compte parmi les plus impressionnantes et attachantes personnalités du piano de sa génération. Découverte urgente et indispensable. » Jean Lukas - La Terrasse 

« ...ce virtuose à la présence poétique étonnante, au jeu chaleureux et intense... » Alain Cochard - Zurban 

Superbe équilibre
« Habitué du Théâtre de la Ville où il est régulièrement invité, le pianiste roumain d’origine hongroise Ferenc Vizi est de la trempe des grands interprètes. Il le prouve dans un récital d’une densité et d’une tenue irréprochables... La technique aboutie rejoint l’intensité expressive...
Liszt occupe le début de la seconde partie avec le fameux Liebesträume n° 3, raffiné, subtil, sans excès romantique et surtout avec trois des Etudes d’exécution transcendante (Appassionata, Harmonies du soir, Chasse sauvage) d’une virtuosité ébouriffante sans cesse imprégnée de musicalité...
Le bis va de soi quand on se souvient du culte que vouait Chopin à Mozart : la Grande Polonaise brillante op. 22. Une merveille de souplesse et de clarté, servie par des doigts d’une agilité impressionnante ! Public nombreux et enthousiaste pour saluer un pianiste attachant et profond, étranger à l’esbroufe et aux effets de manche. »
Michel Le Naour - concertclassic.com 

Programmes de récital

Ferenc Vizi Photo Adrien Alleaume 9536 Small
Photo Adrien Alleaume

Chimères & Contemplations

Une heure de musique qui se déroule comme dans un songe, comme si l’on pénétrait vers la tombée du jour avec le Nocturne en Ré bémol Majeur de Chopin, dans une forêt dense, fantasque d’où l’on ne sortirait qu’au petit matin en laissant derrière soi les Barricades mystérieuses.

Ce parcours onirique se comprend comme un révélateur de l’inconscient. Avec Messiaen, il s’agit, selon ses propres termes, de la “contemplation de l’Enfant-Dieu de la crèche et les Regards qui se posent sur lui...” tandis que le sensible et langoureux Poème-Nocturne de Scriabine intrigue avant d’affronter dans les Kreisleriana, le déboublement pathologique de l'impulsif Florestan et du rêveur Eusebius, deux personnages imaginaires créés par Schumann, comme les deux facettes de lui-même.

Frédéric Chopin 1810 - 1849
Nocturne en Ré bémol Majeur, Opus 27 N° 2

Olivier Messiaen 1908 - 1992
Le Baiser de l'Enfant-Jésus - Quinzième Regard extrait des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus

Alexandre Scriabine 1872 - 1915
Poème-Nocturne Opus 61

Robert Schumann 1810 - 1856
Kreisleriana Opus 16
Extrêmement agité
Très intime et pas trop rapide - Intermezzo I (très vif) - Intermezzo II (plus animé),
Très agité,
Très lent,
Très vif,
Très lent,
Très rapide,
Rapide et enjoué.

François Couperin 1668 - 1733
Les Barricades mystérieuses - du 6ème ordre tiré du Second livre de clavecin

B L U E   N O T E S

Chopin - Polonaise no 1 op. 26 en do dièse mineur ; Nocturne en Ré bémol majeur op. 27 no 2
Scriabin - Poème-Nocturne op. 61
Rachmaninov - Deuxième Sonate, op. 36
--Entracte--
Ginastera - Danse argentine, op. 2 no 2
Piazzolla - Tango-Rhapsodie, "Adios Nonino"
Gershwin - Rhapsody in Blue

"ll n'y a pas de génie sans un grain de folie". Aristote
La note bleue, celle des idées noires des chanteurs de blues et de jazz, celle de la nostalgie, de la tristesse, celle qui comme un opium musical infuse terreur et hallucinations : "Je vis émerger du piano ces créatures maudites apparues déjà par une nuit lugubre dans un monastère" écrit Chopin, il s’était interrompu en plein concert, victime de visions; celle des incantations, de l’extase comme chez Scriabine : "Je vous appelle, forces mystérieuses des profondeurs obscures", écrira-t’il ; celle de Rachmaninov qui nous raconte une histoire d`éloignement, de déracinement, du spleen que le compositeur évoque avec une douloureuse d'acuité dans ses lettres. Puis vient la "Danza de la moza donosa" - danse de la jeune fille gracieuse - où le lyrisme à fleur de peau d'Albert Ginastera explore un imaginaire folklore argentin et "Adios Nonino" de son compatriote Piazzolla, écrit quelques jours après le décès de son père, véritable concentré de "duende", entre transe et mystère. Pour clore le programme, la Rhapsodie de Gershwin où s’entremêlent rythmes cubains, charleston, ragtime et blues, évidemment.

Entre Artaud : "Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé que pour sortir en fait de l’enfer" et Nietzsche : "Sans la musique, la vie serait une erreur, un exil, une corvée insoutenable", la note bleue témoigne d'une quête de l'insaisissable et du mystère des âmes.

Préludes, Fugues & Variations

BACH - Partita No 1 en Si bémol Majeur BWV 825
BACH - Prélude & Fugue Clavier Bien Tempéré livre II No16 en Sol mineur, BWV 885
CHOSTAKOVITCH - Préludes & fugues op 87 No 15 en Ré bémol Majeur & No 24 en ré mineur
--entracte--
BEETHOVEN - 33 Variations sur un thème de Diabelli, op 120

De Wagner à Williams

du récit fantastique à la science-fiction - ou de Tannhäuser à La Guerre des étoiles

Richard Wagner - Ouverture de Tannhäuser - transcription de Franz Liszt
Robert Schumann - Kreisleriana
--entracte--
Piotr Ilitch Tchaïkovski - Extraits de Casse-noisette
John Williams - Extraits de « Harry Potter » et de « La Guerre des Étoiles »

"Chaque homme ou femme en charge de la musique d’un film est, consciemment ou inconsciemment, un disciple ou un admirateur de Richard Wagner" écrivait en 1911 le critique de cinéma Stephen Bush. Ce programme explore le fantastique à travers la musique, la littérature, le cinéma, s’aventurant même vers ses déclinaisons, le merveilleux et la science-fiction, et subtilement tisse le fil qui relie la musique de Richard Wagner à celle de John Williams.

L’ouverture de Tannhäuser, véritable pèlerinage vers le Paradis perdu, amplifie l'isolement d'un destin singulier et le hisse jusqu'au paroxysme d'une fresque monumentale de la condition humaine livrée aux inhérents tiraillements métaphysiques, religieux, et dont le salut de l'âme, la rédemption, le divin pardon s'obtiennent au prix du sacrifice de l'être aimée.

Le Chat Murr est sans aucun doute l'un des ouvrages les plus saisissants du romantisme littéraire allemand. E. Th. A. Hoffmann y fait apparaître la silhouette inquiétante de Kreisler, ce Maître de Chapelle fou qui impressionna si fort Schumann au point qu’il écrira un cycle de 8 grandes fantaisies sous le titre de Kreisleriana. Ces contes, traduits en 1829, firent d’Hoffmann l’inventeur du conte fantastique. Ce terme existe déjà en français à cette époque mais signifie plutôt "imaginaire" ou encore "bizarre". En revanche en allemand, le fantastique évoque la liberté, le refus des codes et du formalisme et l’on comprend pourquoi les romantiques s’emparèrent des contes d’Hoffmann, de son surnaturel et de ses atmosphères effrayantes.

La deuxième partie de programme propose une incursion dans le monde des récits merveilleux, voire féeriques comme les contes traditionnels ou les contes de fées, les légendes et les mythes, telle la musique du ballet Casse-Noisette de Tchaikovski inspirée également d’un conte d’Hoffman. C’est aussi la présence du surnaturel qui relie toutes les œuvres de ce programme, comme dans le dorénavant si célèbre univers d'Harry Potter. Pour finir en apothéose, une œuvre de science-fiction, cette déclinaison moderne du fantastique classique et de la féerie avec La guerre des étoiles de John Williams. Une véritable évocation de la solitude de l’homme devant un Univers de plus en plus infini.

Quelques programmes...

BEETHOVEN - 32 Variations en do mineur, WoO 80
ALBAN BERG - Sonate op. 1
BEETHOVEN - Sonate op 101 en La Majeur
--entracte--
SCHUBERT - Sonate en Si bémol Majeur, D 960

-§-

ENESCO - Sonate op 24 No 1 en fa dièse mineur
BARTOK - Sonate pour piano, Sz 80
--entracte--
LISZT - Sonate en si mineur

-§-

HAYDN - Trois dernières Sonates (1794)
--entracte--
SCHUBERT / LISZT - 3 lieder : Der Lindenbaum | Erlkonig | Die Nebensonnen
RACHMANINOV - Dix Préludes op 23

-§-

BEETHOVEN - 33 Variations sur un thème de Diabelli, op 120
--entracte--
SCHUMANN - Fantaisie op 17

-§-

SCHUBERT - Impromptus Op 142 No 1 en fa mineur & No 2 en la bémol majeur
SCHUBERT / LISZT - Der Lindenbaum, extrait du "Voyage d'hiver"
SCHUBERT - Impromptus Op 142 No 3 en Si bémol majeur & No 4 en fa mineur
SCHUBERT / LISZT - Erlkönig (Le Roi des Aulnes)
--entracte--
LISZT - Bénédiction de Dieu dans la solitude, Quatre études transcendantes :
   No 10 en fa mineur | La chasse sauvage | Harmonies du soir | Mazeppa

Répertoire avec orchestre

MOZART - Concerto N°9 "Jeunehomme" K 271
MOZART - Concerto N°12 en la majeur K 414
MOZART - Concerto N°20 en ré mineur K 466
BEETHOVEN - Concertos N°s 2, 3 & 5
LISZT - Concertos N°s 1, 2 & Totentanz
GRIEG - Concerto en la mineur
BRAHMS - Concertos N°1 en ré mineur, N°2 si bémol majeur
TCHAIKOVSKI - Concerto N°1
BARTOK - Concerto N° 2

Il peut jouer Beethoven N°5, Brahms N°1 et Mozart ré mineur K 466 'au pied levé'.

Dans l'immédiat il travaille l'intégrale des concertos de Beethoven et plusieurs nouveaux Mozart.


Orchestre Philharmonique de Târgu-Mureş, Roumanie, direction Fakhraddin Kerimov (Azerbaidjan)

'Rhapsodies - Liszt et les Tziganes' avec l'ensemble Cifra

Franz Liszt - Rhapsody N°14, Hungarian Fantasy - S.244/14 in F minor (end) from Ian Malkin on Vimeo.

Ferenc Vizi piano 

L'ensemble Cifra   

Dezsõ Rontó, prímás (violon)
József Csurkulya (père), cymballum
Ágoston Bartha, alto & vielle à roue
Róbert Csõgör, contrebasse
avec, en tant qu'artiste invité, József Csurkulya (fils), cymballum

En 1859, Franz Liszt écrit « J’ai voulu donner une sorte d'épopée nationale de la musique bohémienne ». 

Comme bon nombre de compositeurs avant lui, Liszt se laisse totalement séduire par le souffle épique et sauvage des Csardas qu’il érige au rang de symbole national. Se déclarant Tzigane lui-même, c’est bien dans leur musique qu’il puise son inspiration pour écrire ses célèbres Rhapsodies Hongroises dans lesquelles l’on retrouve, entre autres, les graves et mélancoliques Lassan et les fougueux Friska, typiques des chants et danses des Bohémiens.

Ferenc Vizi nous propose de découvrir cette fabuleuse musique Tzigane tantôt vigoureuse et frémissante tantôt chatoyante et poétique, de nous faire ressentir la puissance de son influence sur la musique de Liszt comme en témoigne les Rhapsodies au piano dans lesquelles se reflètent les Csardas et autres chants populaires traditionnels ou improvisés interprétés par l’ensemble Cifra.

'Chant de Table' (cymballum et vielle à roue)
Liszt - Rhapsodie hongroise N° 11 (version piano et Ensemble Cifra)
Liszt - Rhapsodie Hongroise N° 10 pour piano
'Verse moi encore du vin que je puisse l'oublier'
'Aïe, aïe, aïe, aïe'
(Csardas tzigane)
Liszt - Rhapsodie hongroise N° 12 en ut dièse mineur pour piano
'Les vieux tilleuls de Buda'
'Le Csardas de la gourmandise'

Liszt - Rhapsodie hongroise N° 13 en la mineur (version piano et Ensemble Cifra) 

-- Entracte --

'Csardas hongrois' pour vielle à roue
Solo de cymballum du village de Magyarpéterlaki, Transylvanie : 'J'ai tout oublié'
Liszt - Rhapsodie hongroise N° 9 'Carnaval de Pest'
'Csardas des coquelicots'
Liszt - Rhapsodie N° 14 'Fantaisie hongroise' (version piano et Ensemble Cifra) avec 'La grue vole haut dans le ciel'

durée 1h30 plus entracte 

Ce programme a déjà été donné dans les lieux suivants : 

Théâtre de la Ville à Paris
Scène nationale de Martigues
Opéra de Dijon
Théâtre de Cambrai
Centre culturel des Portes de l'Essonne
Maison de la Culture de Bourges
Théâtre de Narbonne 
Théâtre Anne de Bretagne, Vannes
La Coursive à La Rochelle 
La Passerelle à St Brieuc
Le Trident à Cherbourg
Théâtre de Caen
La Rampe Echirolles
Théâtre du Vésinet
Conservatoire du Perreux
Pin Galant de Mérignac
Le Cratère Alès
Compiègne, Théâtre Impérial

et aux Festivals de : 

Toulon
Périgord Noir
Lisztomanias de Châteauroux
Voûtes Célestes en Vendée
Nouan-le-Fuzelier
1001 Notes
Festival ArtenetrA
Midis Minimes, Bruxelles

Ensemble Cifra

Dezsõ Rontó - prímás (premier violon) est né en 1963 dans une famille de musiciens tziganes à Miskolc. Ses frères Róbert et Attila sont également musiciens professionnels. Dezsõ apprend à jouer du violon à l'âge de 7 ans et poursuit ses études au conservatoire. En 1980, il devient le premier des prímás de l'Orchestre Rajkó de Miskolc. En 1986, il est membre fondateur de l'Orchestre Tzigane de Cent Violons. En 2001, il sort vainqueur du célèbre concours de prímás à Budapest. Dès l'âge de 20 ans, il joue dans des orchestres tziganes en Europe et aux États-Unis.

József Csurkulya (père) - cymbalum, est né en 1944, à Magyarpéterlaka, en Transylvanie. C'est au sein de sa famille que très jeune, il se familiarise avec le cymbalum. Dès l'âge de 14 ans, il joue dans l'ensemble Maros, en Transylvanie. En plus de son activité de musicien, il se consacre à la restauration et la facture de cymbalums et est également passé maître dans l’art de la fabrication des cordes.

Ágoston Bartha - alto & vielle à roue, est né en 1956, à Budapest. C'est dans les années 70 qu'il commence à s’intéresser à la musique populaire. Depuis lors, il est vielleur et altiste dans divers orchestres. Depuis 1990, il dirige l'ensemble Cifra, aimant à retrouver le mode de vie libre et authentique des musiciens ambulants. Il réalise les enregistrements du groupe et depuis 1997, collectionne des disques de musique tzigane hongroise 78 tours, d’avant la 2ème Guerre Mondiale. Il possède, à ce jour, une collection des plus complètes.

Róbert Csõgör - contrebasse, est né en 1966. Il étudie le violoncelle dans une école de musique, et très jeune, se familiarise avec la musique populaire. Depuis lors, il fait partie de plusieurs ensembles dans lesquels il joue soit du violon, de l'alto à trois ou quatre cordes ou encore de la contrebasse.

József Csurkulya (fils) - cymbalum, est né en 1974 à Marosvásárhely près de Targu-Mures en la Roumanie transilvanienne. Sa famille est une dynastie de joueurs de cymbalum. Dès l’âge de 8 ans il commence à jouer dans l’Ensemble d’État de Musique traditionnelle hongroise à Targu-Mures et à la fin de ses études de percussion au conservatoire de Targu-Mures intègre l’Orchestre Philharmonique d’État de Targu-Mures. Quand sa famille déménage à Budapest, il poursuit ses études de cymbalum, en tant que musicien et luthier, à l’Académie de Musique Franz Liszt de Budapest où, dès la fin de ses études, il commence à enseigner le cymbalum ainsi que la musique de chambre. Depuis 2000, il interprète la musique traditionnelle hongroise, des Balkans et du Proche-Orient, tout comme la musique électronique et le jazz, au sein de l’ensemble ’Besh o droM’ www.beshodrom.hu

Musique de chambre

'L'Alouette' 

avec Erno Kallai, violon

Articulé autour de trois grandes sonates du 20e siècle, celle de Bartók pour le piano, d'Enesco et de Ravel pour violon et piano, ce programme explore également le folklore roumain, grâce à Bartók et Enesco, tout en rendant hommage à la deuxième patrie d'Enesco, la France, avec la sonate pour violon et piano de Ravel. Quelques pièces de caractère viennent compléter le tableau, avec "L'Alouette", mélodie populaire rendue célèbre par le violoniste-compositeur Grigoras Dinicu, la "Danse du Dobroudja" de Constantinescu et la sonatine du compositeur contemporain transylvanien Csiki Boldizsár.

Béla Bartók (1881-1945) - Chants de Noël roumains Sz 57 (piano)
Béla Bartók - Sonate pour piano
Béla Bartók - Danses roumaines, Sz 56 (violon & piano)
Paul Constantinescu (1909-1963) - Danse du Dobroudja (Sud de Roumanie)
George Enesco (1881-1955) - Sonate pour violon & piano "Dans le caractère populaire roumain", op 25
--entracte--
Csiky Boldizsar (né 1937) - Sonatina
Maurice Ravel (1875-1937) - Sonate violon en Sol Majeur
Grigoraş Dinicu (1889-1949) - Hora Staccato (1906), L'Alouette

Né à Budapest, en 1986, Erno Kallai vit à New York où son professeur et mentor est Itzhak Perlman à la Juilliard School et où il prépare actuellement son Master en tant que boursier. Il est reconnu comme l’un des plus prometteurs et charismatiques jeunes violonistes de sa génération. Récemment, il s’est produit avec l’orchestre Philharmonique de New York au « Young People’s Concert ». Il a fait ses débuts au Carnegie Hall en 2008, et a joué dans salles comme l’Avery Fisher Hall, l’Alice Tully Hall, le Chicago’s Symphony Hall et le Metropolitan Museum of Art. En tant que musicien de chambre, il s’est produit avec Itzhak Perlman lui-même et les membres du Perlman Music Program. Il a remporté de nombreux prix et récompenses, tels que le 1er prix du Concours Internationale Carl Flesch, et le 1er prix à la Juilliard Concerto Competition, parmi tant d’autres. Il joue un violon de Petrus Guarnerius, de 1721, prêté généreusement par la Juilliard Rare Instrument Collection.
www.ernokallai.com

 Mg 0060

Liszt & Paganini

Vertu et virtuosité à l'aube du romantisme

avec Erno Kallai, violon

Au début du 19ème siècle, le jeune Liszt croise la trajectoire de Paganini, celui qu'on surnommait le "violoniste du diable" admiré également par Schumann, Chopin ou encore Schubert (ce dernier disant de lui : "dans l'adagio de Paganini, j'entendis le chant des Anges. On ne verra jamais personne comme lui.")

Le choc ressenti est énorme et pousse Liszt à une double remise en cause, en tant que pianiste et en tant que compositeur à la recherche de nouveaux chemins, de nouvelles formes. Sa créativité et son énergie s'en trouveront décuplées d'une façon décisive, il atteindra les cimes d'une virtuosité que personne n'aurait imaginé jusque là mais gardera à l'esprit que l'étymologie du mot virtuose est aussi celle du mot vertu : "que l'artiste de l'avenir place son but, non en lui, mais hors de lui ; que la virtuosité lui soit un moyen et non une fin, qu'il se souvienne toujours qu'ainsi que noblesse et plus que noblesse sans doute : génie oblige."

PAGANINI - Caprices Nos 9, 5 & 1
LISZT - Etude No 4 d'après Paganini | "La ronde des lutins", Etude de concert | Etude transcendante No 10 "Appassionata"
PAGANINI - Cantabile | Caprice no 17
LISZT - Etude No 3 d'après Paganini | Etude transcendante No 8 "La chasse sauvage"
PAGANINI - "La Campanella" op 7
-- entracte --
PAGANINI - Caprices Nos 10 & 6
LISZT - Etude transcendante No 4 "Mazeppa"
PAGANINI - Caprice No 24
MILSTEIN - "Paganiniana"
LISZT - Grande Fantaisie de bravoure sur “La clochette” de Paganini, S 420
PAGANINI - Carnaval de Venise

'Romance oubliée' 

avec Hermine Horiot, violoncelle

Visuel Bd 295

CD chez 'Collection 1001 Notes', l'édition discographique du festival 1001 Notes, sorti janvier 2015

DVOŘÁK - Waldesruhe (Silent Woods) op.68 (version violoncelle-piano 1893)
SCHUMANN - Trois Romances op.94 (1849, transcription Valter Dešpanj)
CHOPIN - Sonate pour violoncelle et piano op.65 (1846)
LISZT - Romance Oubliée S.132 (version violoncelle-piano 1881)

À propos de la violoncelliste Hermine Horiot, Ferenc Vizi nous confie : 'Elle fait partie des êtres qui sont au centre, qui habite le coeur de la musique et qui s'y fondent entièrement et avec humilité, c'est ce qui m'a particulièrement touché.'

Pour présenter ce programme Hermine Horiot écrit :

"D’aussi loin que je me souvienne, avant même que je commence le violoncelle à six ans, j’ai toujours été attirée par la musique romantique. Par bonheur, dans la maison de mon enfance, la musique était très présente. Baroque, classique, opéra, jazz et musiques du monde résonnaient sans cesse dans les pièces et les couloirs. Bien vite, je « chipais » les disques de Chopin, Schumann, Liszt ou Dvorak qui bercèrent mes nuits et mes jours. La puissance expressive de ces musiques me donnait des émotions plus vastes que ma vie et le temps s’en trouvait comme suspendu.

"C’est en écoutant pour la première fois la sonate de Chopin, pierre angulaire du disque que nous enregistrons aujourd‘hui, que ces mélodies et réminiscences de son pays natal, la Pologne, m’ont touché avant même que je comprenne le mot nostalgie. Je prenais conscience du pouvoir de la musique qui se passe de mots pour nous atteindre… Cette sonate m’a ensuite accompagnée sur scène depuis mes quinze ans. Elle fut à l’origine de ma rencontre avec Ferenc Vizi, mon partenaire pianiste et mon ami. C’est tout naturellement qu’elle trouve sa place ici pour mon premier disque.

"Nous lui avons associé des pièces de Dvorak, Schumann et Liszt. Ces compositeurs, avec sensibilité et retenue, chacun à sa manière, explorent l’âme humaine comme l’ont fait les grands peintres, écrivains et poètes que l’on appelle « romantiques ».

"Le titre de notre disque, Romance Oubliée, est celui de la pièce de Liszt qui clôture notre programme. Il l’écrivit pour piano seul lors de ses années de feu puis l’oublia pour la retrouver à près de soixante-dix ans. De cette page relatant les amours irrésolues de son passé, le vieil homme devenu solitaire transcendera sa conscience du temps écoulé en écrivant une nouvelle version de cette Romance Oubliée, cette fois pour violoncelle et piano.

"C’est peut être la clé de ce programme. Toutes les pièces que nous avons choisi de vous faire partager pourraient elles aussi, s’appeler Romance Oubliée."